Des ors de Versailles à la crise ukrainienne, la tumultueuse relation entre Macron et Poutine

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Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lors d'une rencontre en 2019  - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lors d'une rencontre en 2019 - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

L'heure est à la tentative de désescalade. Alors que les tensions sont toujours extrêmement vives à la frontière entre l'Ukraine et la Russie, où Vladimir Poutine a positionné plusieurs de ses troupes laissant planer la menace d'une invasion du pays voisin, Emmanuel Macron devait s'entretenir ce vendredi matin avec l'homme fort de Moscou pour lui demander des "clarifications" sur les intentions de la Russie à l'égard de l'Ukraine.

Une nouvelle étape dans la relation tumultueuse qui existe entre les deux hommes malgré les tentatives d'Emmanuel Macron de tendre la main à la Russie. En quatre dates, BFMTV.com revient sur les moments marquants de la relation franco-russe depuis 2017.

• Mai 2017: rapprochement sous les ors de Versailles

Reçu comme un Tsar. Fin mai 2017, quelques semaines seulement après son accession à l'Élysée, Emmanuel Macron convie Vladimir Poutine pour une visite très symbolique, censée redémarrer les relations entre les deux pays. Le président russe, premier chef d'État invité du mandat, est reçu sous les ors du château de Versailles où les deux hommes sont immortalisés dans la Galerie des Batailles de l'ancienne demeure royale.

Au cours de ces discussions, le président français a tenté de brosser son invité dans le sens du poil, lui assurant que la Russie, mise au ban des relations internationales depuis l'annexion décriée de la Crimée, devrait retrouver une place de choix et revenir dans les discussions entre grands de ce monde.

Les deux hommes avaient également fait montre de toutes leurs divergences concernant plusieurs sujets, dont la situation syrienne et, déjà, l'Ukraine. Pour Emmanuel Macron, il était nécessaire de "parler avec la Russie" alors que le G7 se réunissait peu de temps après et menaçait le pays de nouvelles sanctions.

Sur le fond et sur la forme, cette visite avait été qualifiée de succès.

• Été 2018: discussions et désaccords

L'année 2018 a de nouveau été placés sous le signe du rapprochement. En mai, les deux hommes s'étaient rencontrés dans le cadre du forum économique de Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron avait alors rappelé que "la Russie est une partie inaliénable de l'Europe".

Puis, Poutine et Macron s'étaient de nouveau croisés au coeur de l'été, à Moscou, en marge de la Coupe du Monde de football qui se tenait en terre russe. Les deux hommes s'étaient cette fois-ci entendus sur la cyber-sécurité ainsi que sur "la mise en oeuvre d'un mécanisme de coordination sur la crise syrienne", selon l'Élysée, repris par L'Express.

Les dirigeants s'étaient également entretenus sur l'accord nucléaire iranien ainsi que sur le sort de différents prisonniers politiques en Russie dont le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov. L'entente entre les deux hommes semblait encore bonne, malgré des désaccords latents.

• Août 2019: duel au soleil à Brégançon

Coup de froid sous le soleil du Var. En août 2019, Vladimir Poutine est convié par Emmanuel Macron au fort de Brégançon, lieu de villégiature des présidents français. Là encore, plusieurs dossiers brûlants sont abordés et une nouvelle main est tendue par le président français, qui reprend la citation de De Gaulle selon laquelle "l'Europe va de Lisbonne à Vladivostok" et promet de se rendre en mai 2020 pour les commémorations de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie.

Or, lors de la conférence de presse qui suivit cette rencontre, les dissensions entre les deux hommes se révèle en public. Interrogé sur le répression de manifestations à Moscou, Vladimir Poutine tacle assez violemment son hôte. "Ça ne se passe pas qu'en Russie. Pendant les manifestations des gilets jaunes, il y a eu plusieurs dizaines de personnes blessées et aussi des policiers blessés", attaque-t-il.

"La France a toujours respecté sa Constitution et les droits du Conseil de l'Europe […] En France, ceux qui ont manifesté se sont présentés librement aux élections", avait répondu Emmanuel Macron. Le début de la fin de la tentative de rapprochement franco-russe.

• Fin 2021-début 2022: menaces de représailles

Alors que les relations sont toujours extrêmement tendues en raison de la situation à la frontière ukrainienne, les dirigeants occidentaux placent leurs pions.

Lors d'une conférence de presse commune avec le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz, Emmanuel Macron a montré les griffes et prévenu que "la riposte sera là" et que "la Russie paiera un cout très élevé" en cas d'invasion de l'Ukraine. Une sortie qui illustre la difficulté du dialogue franco-russe, tant le président semble vouloir dans le même temps tendre la main à Moscou malgré les menaces de représailles.

"Nous ne pouvons que constater que la Russie est en train de devenir une puissance de déséquilibre", a-t-il toutefois martelé. 876450610001_6293622779001

Cette déclaration va dans le sens de la politique française depuis plusieurs semaines. Fin 2021, Emanuel Macron s'était entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et lui avait assuré sa détermination à préserver la souveraineté de son pays.

Article original publié sur BFMTV.com

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