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Open d'Australie: Mannarino explique pourquoi il joue sans équipementier attitré

Adrian Mannarino détonne parmi les meilleurs mondiaux. Ce dimanche, le 19e joueur au classement ATP défiera Novak Djokovic lors des huitièmes de finale de l'Open d'Australie. En entrant sur le court, quelques instants sans doute après avoir appris qu'il allait jouer face au Serbe, le Français n'aura pas d'équipementier pour le sponsoriser, comme à son habitude.

Mannarino ne ferme pas la porte...

Atypique, Adrian Mannarino est le seul joueur de l'élite à ne pas avoir de sponsor personnel. Le numéro un français s'habille ainsi comme il le souhaite, de la tête aux pieds. "Si je venais à travailler avec une marque, il faudrait vraiment que je puisse avoir une bonne relation avec les gens et que je m'entende bien avec eux", a justifié vendredi le joueur de 35 ans après sa troisième victoire de rang en cinq sets en Australie, face à Ben Shelton.

"Je n'ai pas envie de signer avec n'importe quelle marque pour prendre un peu de thune et qu'il n'y ait aucun lien entre nous", a ajouté Adrian Mannarino, qui ne ferme malgré tout pas la porte: "S'il y a des gens sympas avec qui j'ai envie de travailler, ce sera avec plaisir."

Mais tient à son confort

Si la situation pourrait évoluer au vu de ses performances, Adrian Mannarino n'est pas persuadé de pouvoir réellement s'y retrouver. "Après quand on voit le prize money de nos jours, ce que je gagnerais, en signant avec une marque, serait minime à ce que je peux gagner dans l'année", a encore expliqué l'intéressé. "Je privilégie vraiment le fait de me sentir bien dans mes vêtements et mes chaussures."

S'il écume depuis plus de 15 ans le circuit, Adrian Mannarino disputera seulement son deuxième huitième de finale en Australie ce dimanche. En 2022, il avait été battu à ce stade par Rafael Nadal. Le Français, adepte des matchs en cinq sets, semble avoir trouvé son équilibre.

"Il y a aussi le côté lié aux blessures. Certaines marques t'obligent à jouer avec leurs chaussures et moi j'ai été un peu blessé par le passé", a conclu le gaucher. "À mon âge, je n'ai pas envie de passer six mois en ayant mal au genou, au pied ou ailleurs. C'est un gros mélange qu'il faudrait trouver mais je ne suis pas contre."

Article original publié sur RMC Sport