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Open 13 de Marseille: "Des balles de supermarché", l'énorme colère de Gasquet après son élimination

Richard, vous enregistrez une défaite au premier tour ici à Marseille avec des occasions ratées dans la rencontre?

Je rate pas mal d’occasions. Mais franchement sur le court, les balles c’était très très lent. C’était monstrueux, j’ai rarement vu ça. Les balles surtout, c’est incroyable. Ce n’est plus du tennis. Vraiment. Je manque un peu de force, un peu de puissance de temps en temps. Cela n’a pas été évident. Après j’ai fait des c... sur des balles de break. Lui, il joue pas mal aussi. Cela fait 6-3, 7-5, tout simplement.

Quel est le sentiment au niveau de votre jeu?

J’ai mieux joué que la semaine dernière (à Montpellier, défaite au premier tour, NDLR). Là je n’ai pas si mal joué mais bon, je n’ai pas fait les points qu’il fallait faire. J’ai fait les erreurs qu’il ne fallait pas commettre et j’ai pris deux sets. Des conditions pas évidentes, pas beaucoup de rebond, la balle qui ne remonte pas.

Déjà à l’époque, ce n’était pas évident pour mon jeu mais aujourd’hui c’est encore pire. Il m’a souvent posé problèmes, souvent battu. On se connaît bien, il sait comment je joue. Cela fait que ce n’est pas évident.

Et sur le plan physique, comment vous êtes-vous senti?

J’ai un peu souffert sur le court, il y avait beaucoup de rallyes. Physiquement, c’était dur. Avec le court et les balles, cela rend quand même la chose bien plus physique. Le tennis, c’est un sport avec cette dimension physique, mais là, il y avait un degré supérieur. J’ai eu du mal à surpasser l’adversaire, le mettre loin de la balle. C’était dur.

La qualité des balles revient beaucoup depuis quelques temps…

Depuis le Covid, il y a un problème de qualité de balles. Des balles de supermarché de l’époque. Mais vraiment. Ce sont les mêmes balles que quand je jouais à 10 ans. Ce n’est plus le même tennis qu’il y a une dizaine d’années. Les balles ont totalement changé.

Ce type de balles favorise-t-il un profil de joueurs?

Il faut frapper. Ceux qui frappent fort ont plus de contrôle qu’à l’époque. Mais bon, ce n’est pas une excuse. Avec les balles, il y a dix ans, je perdais aussi beaucoup de matches, mais c’est vrai qu’il y a un réel changement.

A la fin, on a eu l’impression que vous ressenti une décharge?

Oui j’étais un peu cuit. Pas facile… J’ai mieux joué que la semaine dernière, mais ce n’était pas assez non plus.

Article original publié sur RMC Sport