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OM: l'impressionnant nombre de points perdus par les Marseillais quand ils sont en supériorité numérique

Évoluer en supériorité numérique, pour n’importe quelle équipe, ce cas de figure est idéal pour gagner des points au classement. Mais cette saison, l’Olympique de Marseille fait exception à la règle. Pour la cinquième fois en Ligue 1, les Phocéens ont perdu des points, alors que l’équipe adverse avait pris au moins un carton rouge.

Cela a encore été le cas le week-end dernier lors du Classique perdu contre le PSG (0-2), où les Marseillais ont évolué à 11 contre 10 pendant toute une période. Situé à sept unités de la 4e place, l’OM pourrait regretter à l’issue de la saison ces contre-performances. Jordan Veretout l'a admis dimanche soir au micro de Free Ligue 1 : "C'est notre défaut cette saison, combien de matchs on a été à 11 contre 10 et au final on perd des points." La réponse est cinq et le nombre de points perdus de 12. Une situation que le milieu de terrain français "ne sait pas expliquer". Entre crise, malchance et manque de réalisme, retour sur ces matchs où l’OM semblait avoir tous les ingrédients pour prendre les trois points.

Metz-OM (2-2): une question de malchance ?

Pour son premier déplacement de la saison en Ligue 1, l’OM à l’époque entraîné par Marcelino va chez le promu Metz. Une rencontre largement en faveur des Phocéens sur le papier, et ce statut de favori, Marseille va d’abord la confirmer. Dès la 14e minute, le jeune Emran Soglo ouvre le score, et s’offre son premier but en France. Pierre-Emerick Aubameyang et Valentin Rongier pensaient mettre leur équipe à l’abri, mais leurs deux buts ont été refusés.

Qu’à cela ne tienne, à l’heure de jeu, Abou Lô écope d’un carton rouge suite à un gros tacle sur Ndiaye. Les ingrédients sont réunis pour que Marseille l’emporte, mais cinq minutes plus tard, Sabaly douche les Sudistes et égalise pour les Messins. À la 71e minute, le buteur vedette Mikautadze permet aux locaux de mener, malgré le manque d’un joueur. Si Vitinha parvient à égaliser, Marseille regrettera longtemps son énorme manque de tranchant devant les cages, avec notamment les poteaux touchés. Croyant à un simple accident de parcours, Marcelino est à ce moment convaincu devant la presse que “la chance tournera”.

Nantes-OM (1-1): un scénario improbable

Pour son deuxième match à l'extérieur, l’OM se déplace à Nantes qui vit un début de saison compliqué. Comme à Metz, les Marseillais prennent l’avantage rapidement via Ismaila Sarr (4e). Quatre minutes plus tard, Meupiyou est exclu en raison d’une faute faite en tant que dernier défenseur. Difficile de rêver mieux comme entame de match pour une équipe. Sauf que comme chez les Messins, cette situation ne profite pas à l’OM.

Plus le temps passe, plus les deux équipes font jeu égal et ce qui devait arriver arriva. À la 39e minute, Mohamed offre une égalisation qui semblait irréalisable vu l’entame de match des Phocéens. En supériorité numérique, Marseille fait face à un Rémi Descamps décisif dans ses cages, et paye encore des ratés face au but. Pour Marcelino, ce résultat n’est cette fois pas un signe de malchance: “On s’est arrêté de jouer (après l’expulsion) (...) On a cru que ce match était terminé”, avouait-il à la presse.

OM-Monaco (2-2): un des plus gros ratés de la saison

C’est probablement l’une des images de la saison. À 11 contre 9, Marseille a réussi l’exploit de ne pas gagner son choc contre Monaco en janvier dernier. Si Ben Yedder ouvre vite le score pour les Monégasques (7e), le match prend un nouveau tournant avec l’exclusion de Maripan (11e). Les Marseillais en profitent pour égaliser via Aubameyang (40e). Mais encore une fois, en supériorité numérique, les Sudistes sont surpris par un Akliouche qui redonne l’avantage à Monaco.

Si à la 50e minute, Balerdi arrache le 2-2, les hommes de Gattuso font encore face à un gardien, en l'occurrence Köhn en forme qui multiplie les arrêts. Marseille bénéficie même d’un avantage supplémentaire avec l’exclusion de Zakaria. Avec deux joueurs en plus sur le terrain, l’OM pousse pour mettre ce fameux 3e but. À quelques secondes de la fin, Vitinha est seul face au but vide, mais réussit l’exploit de ne pas marquer, permettant à Monaco de prendre des points presque inespérés.

Brest-OM (1-0): en crise, Marseille galère encore

Le 18 février, l’OM est plongé dans une crise, et doit effectuer un déplacement plus que périlleux chez un Brest qui marche sur l’eau cette saison. Malgré la pression des Bretons, les Phocéens peuvent compter sur Ruben Blanco pour préserver les cages à la pause. Avant l’heure de jeu, Steve Mounié est expulsé pour avoir mis un coup de coude à Balerdi. Comme souvent cette saison, Marseille évolue encore en supériorité numérique, mais la suite ne va pas leur être favorable pour autant.

Marseille n’enflamme pas le match, et il faudra attendre la 87e minute pour voir les visiteurs avoir une réelle occasion. Mais Brest sait punir les grosses équipes cette saison, et cette fois n’a pas fait exception avec ce but de Lees-Melou (89e) qui enfonce des Olympiens qui se devaient de faire mieux. Finalement, c’est un Gattuso sans solutions qui se présente devant la presse, ne sachant pas encore qu’il vivait son dernier match sur le banc de l’OM: "Ce qu'on a produit ce soir est inacceptable. Je suis le premier responsable et je demande pardon à nos supporters."

OM-PSG (0-2): Donnarumma infranchissable

Dernier exemple en date de cette faiblesse marseillaise cette saison, le Classique du week-end dernier face au PSG. Après l’expulsion sévère de Lucas Beraldo avant la pause, l’OM a une période entière à jouer en supériorité numérique. Mais au retour des vestiaires, les locaux subissent deux contres fulgurants des Parisiens qui aboutissent aux buts de Vitinha et Ramos.

Avant l’heure de jeu, Veretout pense d’abord égaliser, mais le but est refusé en raison d’un hors-jeu de Veretout. Dans la lignée des matchs évoqués précédemment, les Olympiens font encore face à un gardien infranchissable, avec cette fois un Gianluigi Donnarumma qui aimante tous les tirs marseillais.

Au total, sur ces cinq matchs où ils ont été en supériorité numérique, les Marseillais ont pris au total trois points sur 15 possibles. En résumé, 12 unités perdues susceptibles de leur coûter une place dans une compétition européenne, même si l’OM a seulement trois points de retard sur le 6e Lens.

Article original publié sur RMC Sport