Obsèques d’Elizabeth II : le cercueil de la reine était prêt depuis plus de 30 ans

La couronne d’Écosse au sommet du cercueil de la reine Elizabeth II, à l’intérieur de la cathédrale St Giles à Édimbourg le 12 septembre 2022.
JANE BARLOW / AFP La couronne d’Écosse au sommet du cercueil de la reine Elizabeth II, à l’intérieur de la cathédrale St Giles à Édimbourg le 12 septembre 2022.

JANE BARLOW / AFP

La couronne d’Écosse au sommet du cercueil de la reine Elizabeth II, à l’intérieur de la cathédrale St Giles à Édimbourg le 12 septembre 2022.

ROYAUME-UNI - La dépouille de la reine Elizabeth II a fait son entrée, ce lundi 12 septembre, dans la cathédrale Saint-Gilles d’Edimbourg, où les Écossais pourront venir rendre un dernier hommage à leur souveraine jusqu’à mardi soir avant son départ pour Londres. Sous l’étandard royal se cache un cercueil enveloppé de secrets et de traditions.

Et si la question des funérailles d’Elizabeth II vire actuellement au casse-tête logistique et diplomatique outre-Manche, pour ce qui est du cercueil royal, la question avait été largement anticipée par la couronne.

Chêne anglais et doublure en plomb

La société de pompes funèbres londonienne Leverton and Sons, chargée des funérailles, expliquait déjà il y a quatre ans au quotidien britannique The Times ignorer quand et par qui ont été fabriqués les cercueils, dont elle a hérité en 1991 en commençant à travailler avec le palais de Buckhimgham.

Mais parmi les rares informations connues sur celui de la reine, on sait qu’il a été fabriqué il y a plus de 30 ans, dans du chêne anglais doublé de plomb, comme l’explique ce lundi The Times. Un cercueil qui est d’ailleurs identique à celui de l’époux de la reine, le prince Philip, décédé en avril 2021.

Une doublure en plomb hermétique dont le but serait de ralentir la décomposition du corps en évitant toute intrusion d’humidité à l’intérieur de la boîte. Une tradition qui semble perdurer au sein de la famille royale. En effet, plusieurs membres de la famille royale britanniques ont déjà été enterrées de la sorte : Elizabeth I et Charles II, ou encore Lady Diana, selon les archives de l’abbaye de Westminster citées par le média Mental Floss. Particularité du cercueil royal, la présence du plomb le rend extrêmement lourd pour ses huit porteurs.

Pas de visage visible

Les poignées en laiton sont quant à elles conçues spécifiquement pour les cercueils royaux, tout comme le couvercle, qui doit pouvoir supporter les insignes de la monarchie. « Ce n’est pas quelque chose que l’on peut fabriquer en un jour », avait résumé la société de pompes funèbres.

Après avoir été exposé à Edimbourg, le cercueil sera transporté à Londres dès mardi soir. Le lendemain, il sera déposé sur un catafalque drapé de pourpre au palais de Westminster, et veillé par des gardes.

L’étendard royal, emblème de la monarchie qui flottait traditionnellement au-dessus de Buckingham, Sandrigham ou Windsor lorsque la reine s’y trouvait, recouvrira le cercueil. Y seront aussi déposés deux insignes royaux, le sceptre et l’orbe, un globe surmonté d’une croix qui symbolise le monde chrétien.

Malheureusement, le public ne pourra pas voir le visage de la reine, dont le cercueil reposera fermé et entièrement recouvert de l’étendard et des insignes royaux.

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