Nouvel incident de chasse à courre dans l’Oise, un veneur tue un cerf près d’habitations

·2 min de lecture
DR

Fin décembre, un chasseur a abattu un cerf qui s'était réfugié dans une zone habitée de l'Oise, dans le village de Morienval, ce qui a révolté habitants et militants anti-vénérie.

L’incident de trop dans l’Oise ? Mercredi 22 décembre dernier, un veneur, membre de l’équipage de la Futaie des amis, a abattu un cerf réfugié dans le hameau du Four d'en-Haut, à Morienval. Le chasseur, qui a tiré avec sa carabine, ne se trouvait qu’à quelques mètres des habitations. Pour les membres du collectif Abolissons la vénerie aujourd’hui (Ava), c’est la goutte d’eau. D’autant plus que, selon leurs dires, le même équipage s’était déjà introduit quelques mois plus tôt dans la même zone habitée pour tuer un cerf. Pourtant, la loi prononcée en 2019 est formelle : en grande vénerie, lorsque qu’un animal est aux abois et qu'il se trouve à proximité d'habitations, de jardins privés y attenant, de zones commerciales ou artisanales et de bureaux et d'établissements accueillant du public, il doit être gracié. Le chasseur n’aurait pas dû tirer.

La polémique, qui n’a fait qu’enfler ces dernières semaines, est remontée jusqu'aux oreilles des autorités, qui ont demandé une enquête auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la brigade de recherche (BR) de Senlis. «Ils sont tous les deux saisis, outre diverses infractions à la législation sur la chasse, des chefs de mise en danger de la vie d’autrui. L’enquête suit son cours», a déclaré le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier, au «Parisien» . L’affaire a également agacé Bérangère Abba. Dans un tweet publié(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles