New york 1973 : le hip-hop est né

© Gordon Cowie/Unsplash

Le discjockey – ou DJ – qui officie ce soir-là est un certain Clive Campbell, alias DJ Kool Herc, un Américano-Jamaïcain de 18 ans. Inspiré par la tradition des bals de la Jamaïque (les dancehalls), il est le premier à organiser ce qu’à Kingston on appelle des block parties (fêtes de quartier) qui réunissent musiciens, danseurs et DJ. Ce soir-là, plutôt que d’enchaîner placidement morceaux disco et funk, deux styles musicaux alors furieusement à la mode, le jeune homme pose sur ses deux platines deux disques identiques. Il s’amuse alors à « jouer » avec le même morceau d’une platine à l’autre comme il l’a vu faire par ses homologues jamaïcains avec le reggae, enchaînant les breaks (répétition d’un même passage musical) et les scratchs (raclements du diamant sur le sillon du disque).

Au fil des semaines, les DJ du Bronx ne se contentent plus de « jouer » avec leurs vinyles. Payés pour animer les soirées, ils vont peu à peu évacuer la mélodie des chansons, et privilégier la basse et les percussions pour mieux « chauffer la salle » en lançant des encouragements rythmés au micro, une technique appelée toasting (littéralement « griller »). La répétition virtuose des breaks va susciter par ailleurs chez les danseurs l’envie de s’exprimer par une gestuelle saccadée, un peu à la manière des acteurs des films de kung-fu, qui ont alors un énorme succès au sein de la communauté noire, d’où l’appellation de breakdance.

Très vite, cette nouvelle manière de faire de DJ va faire florès. Tous (...)

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