Je ne suis pas une mère parfaite, mais j’ai réussi à transmettre à mon fils l’essentiel

PARENTALITÉ - Je suis une maman poule, maman d’un fils unique âgé de 16 ans et quand je regarde dans le rétroviseur, je me souviens que notre vie commune a été jalonnée de petites séparations, heureusement jamais définitives, qui ont renforcé nos liens, comme :

  • La rentrée en maternelle où je le revois courir vers ses petits camarades de classe en me disant à peine au revoir ;

  • La rentrée en CP avec son petit cartable trop grand pour lui ;

  • La fin de l’école primaire en CM2, je me revois encore les larmes aux yeux à la fête de l’école en saluant les maîtresses qu’il avait eues alors qu’il n’avait qu’une hâte, passer en 6e ;

  • La crise d’ado en 4e, la première petite copine et la distance qui s’installe entre nous, mes larmes cachées devant lui ;

  • Le passage au lycée, les premières soirées et les nuits dans mon lit à attendre ses sms pour savoir s’il est bien arrivé chez un ami ou s’il va bientôt rentrer à la maison.

Des choix de vie assumés

Je me revois il y a neuf ans, je travaillais à mi-temps comme secrétaire dans une école pour pouvoir consacrer du temps à mon fils et à mon activité artistique.

Pendant des années je suis allée le chercher à 16h30 à l’école, j’ai passé mes mercredis à l’accompagner à ses cours d’arts plastiques et à ses entraînements de foot, à l’emmener au cinéma, à le voir écroulé de rire quand je pleurais devant un film d’animation qui m’avait émue, à me chamailler avec lui parce qu’il avait le don de me faire tourner en bourrique et à accueillir ses amis pendant les vacances scolaires.

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J’avais un mini-job, je gagnais 700 euros par mois et si j’étais très heureuse de profiter avec mon fils, en même temps je me sentais nulle, nulle de ne pas avoir une belle carrière et un vrai salaire.

Quoi que l’on fasse, que l’on travaille ou non, que l’on consacre du temps à nos enfants ou non, la culpabilité a rongé les femmes de ma génération.

Que l’on travaille beaucoup, que l’on ne travaille pas, que l’on soit fort ou que l’on traverse une période de fragilité, le plus cadeau que l’on peut offrir à nos enfants c’est notre amour et le goût de la liberté.

L’ombre de la vie de mère de ma mère

Neuf ans plus tard je ne regrette rien, j’ai grandi dans les années 80 et enfant j’ai vu ma mère harassée, excédée par son travail et la vie familiale, subissant de plein fouet ce que l’on nomme aujourd’hui le surmenage professionnel et la charge mentale des femmes. Sa fragilité d’alors m’a fragilisée et si je comprends tout à fait la détresse de ma mère qui m’a donné tout ce qu’elle pouvait et qui a fait de son mieux pour m’offrir un meilleur avenir que le sien, je me suis promis de ne pas faire subir le même stress à mon enfant.

Aujourd’hui même si je n’ai pas tout réussi, je suis heureuse de voir mon fils épanoui, gentil, empathique, sportif, plein de passions, sociable et apprécié de ses amis, et je n’ai aucun regret.

Que l’on travaille beaucoup, que l’on ne travaille pas, que l’on soit fort ou que l’on traverse une période de fragilité, le plus cadeau que l’on peut offrir à nos enfants c’est notre amour et le goût de la liberté, en ayant nous-mêmes des amis, des amours, des passions, en leur transmettant notre confiance en la vie, en leur consacrant notre temps et notre attention et aussi en leur lâchant la grappe, en les laissant faire leurs propres expériences sans leur transmettre nos peurs, bref, en leur faisant confiance et en étant dans la joie avec eux..

C’est toute la philosophie de vie que je défends dans mon roman Banana Split qui célèbre l’amour, la famille, l’enfance et la fête.

On a beau râler parfois quand on est parent, on ne doit jamais oublier qu’avoir la chance d’élever un enfant est un honneur et un privilège qui n’est pas offert à tous, et on se doit de faire preuve de gratitude envers la vie et d’être plein d’humilité face à nos enfants pour lesquels nous sommes des modèles dans notre manière de vivre et dont nous avons beaucoup à apprendre nous aussi.

C’est pourquoi je vous invite à profiter pleinement de ceux que vous aimez cet été, et je vous souhaite de très belles vacances à toutes et à tous, qu’elles soient en famille, en amoureux ou en solo.

Vive l’amour, et vive la liberté !

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