Napoléon – Hubert Védrine : « On ne va pas faire table rase du passé »

Par Thomas Bourgeois-Muller
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Hubert Védrine est l'un des invités du « Point des idées » cette semaine.
Hubert Védrine est l'un des invités du « Point des idées » cette semaine.

« Il faut commémorer, naturellement. » Le 5 mai prochain, Emmanuel Macron devrait prononcer un discours à l'Institut de France, 200 ans après la mort de Napoléon Ier, avant de déposer une gerbe de fleurs aux Invalides. Une date anniversaire, historique, qui remue depuis de nombreuses semaines le débat public, allant jusqu'à faire polémique. Faut-il commémorer l'Empereur ? Comment ? Et sous quels angles au vu de son empreinte dans l'histoire ?

Une question abordée par Hubert Védrine dans son récent Dictionnaire amoureux de la géopolitique (éditions Plon), invité du Point des idées sur LCI, et à laquelle il dit apporter ? modestement et non sans malice ? une « réponse équilibrée ».

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Le diplomate revient d'abord sur ce que l'on retient de Napoléon Ier, notamment une certaine ambivalence : « un personnage fascinant » pour « ses réalisations et son organisation du pays », mais aussi, d'un autre côté, pour « tous ces morts » tombés au cours des guerres napoléoniennes. « S'il avait pu s'arrêter en 1806-1807, on aurait pu avoir une Europe à la française, équilibrée, pour un siècle entier, il n'y aurait pas eu de domination anglaise », explique-t-il dans une vision uchronique.

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