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Nantes: les coulisses d'une soirée qui a mal tourné pour des Canaris en plein cauchemar

Nantes a l’art de se tirer une balle dans le pied, sur le terrain comme en tribunes. Samedi, les hommes de Jocelyn Gourvennec avaient la possibilité de revenir en bonne position dans le peloton des équipes qui luttent pour le maintien. Mais après avoir relancé Metz il y a quinze jours, les Nantais ont offert la victoire à Strasbourg (1-3) pour une sixième défaite à domicile consécutive, un record dans l’histoire du club.

En tribune les supporters de la Brigade Loire fêtaient leurs 25 ans. Ils ont multiplié les tirs de fumigènes provoquant l’interruption de la rencontre à deux reprises et probablement un nouveau huis-clos dans les prochaines semaines. En fin de match une cinquantaine d’entre eux cagoulés menaçaient même d’entrer sur la pelouse avant le coup de sifflet final, entraînant l’entrée d’un cordon de CRS. Ils ont ensuite quitté le stade dans le calme.

Gourvennec a-t-il les clés ?

Restés longtemps dans le vestiaire, les joueurs et le staff ont entendu l’incompréhension du président Kita face à une situation récurrente, avant que Jocelyn Gourvennec, Pedro Chirivella, Moussa Sissoko et Jean-Charles Casteletto viennent répondre à la presse. Tous les joueurs sont convoqués à la Jonelière ce dimanche, alors qu’en période de trêve internationale, la reprise n’aurait dû avoir lieu qu’en début de semaine, et que huit joueurs vont retrouver leurs équipes nationales.

L’objectif est de mettre une nouvelle fois des mots sur les maux. Si quelques heures après le match, un changement d’entraîneur n’était pas à l’ordre du jour, la série catastrophiques de 10 défaites sur 12 matchs en ligue 1 pourrait donner des idées à Waldemar Kita. Jocelyn Gourvennec estimait de son côté avoir l’énergie pour continuer la mission. Mais a-t-il vraiment les clés ? Les canaris joueront six équipes de la première partie de tableau sur les huit dernières rencontres.

Article original publié sur RMC Sport