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"Je n’écarte jamais rien": François Bayrou, relaxé, n'exclut par un retour au gouvernement

François Bayrou, relaxé dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, n'a pas exclu lundi, par "principe", un retour au gouvernement, tout en pointant un "très grand trouble dans l'Éducation nationale".

Comme France 2 lui demandait s'il n'écartait pas un retour au gouvernement, François Bayrou a répondu: "Je n'écarte jamais rien. Le principe, pour moi, précisément parce que vous êtes engagés, c'est de ne jamais rien écarter".

"Il y a un très grand trouble dans l'Éducation nationale"

Mais "on n'est pas dans la formation du gouvernement". "Le gouvernement n'est pas formé", a-t-il insisté, interrogé sur l'hypothèse d'une nomination à l'Éducation nationale en remplacement d'Amélie Oudéa-Castera, en difficulté depuis son arrivée rue de Grenelle.

"Je suis entré au ministère de l'Éducation nationale (...) il y a trente-et-un ans. C'est une jolie histoire à raconter. C'est mieux qu'Alexandre Dumas. Alexandre Dumas avait écrit 'Vingt ans après', là vous m'invitez à écrire 'Trente ans'", a également déclaré François Bayrou, ministre de l'Éducation des gouvernements d'Édouard Balladur (1993-1995) et d'Alain Juppé (1995-1997).

"Je pense qu'il y a un très grand trouble dans l'Éducation nationale, pas depuis ce mois-ci, depuis des années". Et "c'est un secteur, vous savez à quel point j'y crois, à quel point je donnerais pour qu'on retrouve le moral, l'équilibre, l'envie d'enseigner sans trouble dans notre pays, et (pour) la réussite de l'enseignement", a encore dit le président du MoDem.

"C'est probablement le sujet le plus important, ou un des sujets les plus importants que nous ayons à régler", a-t-il insisté.

Le maire de Pau relaxé "au bénéfice du doute"

Le maire de Pau, haut-commissaire au Plan, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens, "au bénéfice du doute".

Deux autres prévenus ont aussi été relaxés, tandis que les huit autres, parmi lesquels figuraient cinq ex-eurodéputés, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 18 mois de prison avec sursis, des amendes de 10.000 à 50.000 euros et à deux ans d'inéligibilité avec sursis. L'UDF a été condamné à 150.000 euros d'amende dont 100.000 euros ferme et le MoDem à 350.000 euros dont 300.000 ferme.

Le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre Gabriel Attal doivent annoncer dans les prochains jours la liste des ministres délégués et secrétaires d'État qui doivent venir compléter le gouvernement.

Article original publié sur BFMTV.com