"Mur budgétaire" : les négociations dans l'impasse

Le compte à rebours final vers le "mur budgétaire" est enclenché à Washington, où aucun progrès notable n'a été enregistré pendant le week-end pour éviter l'entrée en vigueur lundi 31 décembre au soir d'une cure d'austérité brutale et lourde de menaces.

Sauf accord au Congrès, de plus en plus improbable en un aussi court laps de temps, se produiront en effet automatiquement à minuit (mardi à 6 heures, en France) une hausse des impôts pour la quasi totalité des contribuables et des coupes claires dans les dépenses de l'Etat fédéral.

Conséquence de leur incapacité à s'accorder depuis des semaines sur les recettes et les dépenses, le Sénat contrôlé par les alliés démocrates du président Barack Obama et la Chambre des représentants dominée par les républicains devront donc siéger lundi, jour de la Saint-Sylvestre, pour la première fois en plus de 40 ans.

D'accord sur le constat, pas sur les solutions

Pendant le week-end, les tractations se sont poursuivies entre les chefs de file au Sénat, le démocrate Harry Reid et le républicain Mitch McConnell, chargés par leurs camps de tenter de parvenir à un accord acceptable non seulement par leur assemblée, mais aussi par la Chambre.

Une gageure vu le gouffre idéologique qui les sépare toujours. Barack Obama estime que les électeurs, en le reconduisant début novembre pour un second mandat de quatre ans, ont donné leur feu vert à la hausse de la pression fiscale sur les plus riches pour laquelle il avait fait campagne.

Il tient donc à ce que les foyers gagnant plus de 250.000 dollars par an voient leur taux d'imposition augmenter, un chiffon rouge pour les républicains qui (...)

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"Mur budgétaire" : Obama s'en prend aux républicains
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