Minorité. Les mandéens, la communauté baptiste d’Irak

Daraj (Beyrouth)
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Adorateurs de saint Jean-Baptiste, les mandéens, également appelés sabéens, forment une communauté ancestrale en Irak. Alors qu’ils ont été ballottés par l’histoire moderne du pays, leur nombre a drastiquement diminué.

“Hanine, 18 ans, semble heureuse. Vêtue d’un habit blanc, elle entre dans les eaux du Tigre, à Bagdad, dans un rituel qui l’aide à atteindre la sérénité”, écrit le site libanais Daraj dans un article consacré aux mandéens, une petite communauté présente en Irak depuis des siècles.

Ses membres pratiquent le mandéisme, un monothéisme qui suit les enseignements de saint Jean-Baptiste, plaçant ainsi le baptême et l’eau au centre du rite. Ils sont d’ailleurs désignés en Irak et dans les pays de la région comme des sabéens, dérivé d’un terme arabe signifiant “baptiste”.

Les sabéens-mandéens ont construit leur civilisation et leur vie près des fleuves et des marais, considérant l’eau comme une source importante de leur foi et de purification de l’homme.”

Sacralité de l’eau

Pratiquant une religion dont les racines remontent à plus de deux mille ans, la communauté mandéenne est peut-être la plus ancienne de Mésopotamie.

Les mandéens se considèrent comme les “seuls descendants légitimes d’Adam”, le premier homme crée par Dieu selon la Bible, explique pour Daraj le chercheur Khodr Majraoui, lui-même issu de la communauté mandéenne.

Selon la tradition, c’est le prophète Sem, fils de Noé et père de tous les peuples sémites, qui a défini les bases de leur religion, mais c’est Jean-Baptiste, considéré comme le dernier prophète, “le premier à faire du baptême un rite purificateur”.

Leur emblème est le darfach – un terme d’origine araméenne qui signifie “bannière” –, représentant deux rameaux d’olivier en forme de croix sur lequel est posé un “tissu blanc en coton brut” qui fait référence à saint Jean-Baptiste. Le livre saint des mandéens est le Ginza Rba, qui signifie “le grand trésor”. “Il est, selon eux, la

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