Des militants d'extrême-droite, soutiens de Zemmour, filmés en train de tirer sur des caricatures racistes

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Un membre du groupuscule d'extrême-droite La Famille Gallicane, soutien d'Eric Zemmour, s'entraîne à tirer sur des cibles représentant des caricatures racistes. - StreetPress
Un membre du groupuscule d'extrême-droite La Famille Gallicane, soutien d'Eric Zemmour, s'entraîne à tirer sur des cibles représentant des caricatures racistes. - StreetPress

La scène est choquante. Dans une forêt de l'Ouest de la France, un homme crâne rasé et vêtu d’un treillis militaire tire sur des caricatures racistes de personnes juives, musulmanes et noires. Des photos montrent d'autres personnes armées de colts ou de fusils également tirer sur ces mêmes cibles, l'air goguenard.

Ces images terrifiantes montrent des membres du groupuscule d'extrême-droite, soutien actif d'Eric Zemmour, et sont tirées de l'enquête Des soutiens de Zemmour tirent sur des caricatures de juifs, de musulmans et de noirs, menée par le média indépendant en ligne Streetpress et parue ce mardi.

Le groupuscule, appelé la Famille Gallicane, ne compte que "quelques dizaines de membres actifs", selon les estimations du magazine, et "quelques centaines de sympathisants". Armés, ils apparaissent cependant dangereux. Ils possèdent également une chaîne Telegram sur laquelle avaient été postées les vidéos de tirs, mais aussi une page Facebook et un compte Instagram où pullulent les commentaires racistes.

Une autre chaîne de la Famille Gallicane n'hésite pas à faire l'apologie du terroriste néo-zélandais d'extrême-droite Brenton Tarrant qui avait attaqué en 2019 deux mosquées de Christchurch, faisant 51 morts.

Des soutiens d'Éric Zemmour

De sessions de collage d'affiches à la participation à un meeting à Nantes, les membres du groupuscule font figure de soutiens actifs du probable candidat Éric Zemmour. Certains ont même rejoint le mouvement de jeunesse "Génération Z" qui fait campagne pour l'ancien journaliste, selon l'enquête menée par Streetpress.

Difficile en revanche de cerner une idéologie claire, mais la théorie survivaliste est très présente dans leur discours, selon l'enquête menée par Streetpress. Le grouspuscule qualifié de "raciste" et de "biberonné à la théorie du grand remplacement" par Mathieu Molard, rédacteur en chef de Streetpress et auteur de l'enquête sur la Famille Gallicane, sur le plateau de BFMTV, multiplie également les "références néo-nazies."

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Les membres de "Génération Z" exclus du mouvement

Du côté de "Génération Z", on affirme que les individus en question ont été "immédiatement dégagés du mouvement [de soutien à Eric Zemmour]", suite à la parution de l'enquête, selon des propos de son porte-parole Stanislas Rigault qui s'est exprimé sur BFMTV. "Les détraqués existent dans tous les mouvements", a-t-il sobrement commenté.

D'autres figures d'extrême-droite, telles que l'écrivain Renaud Camus, déjà condamné pour provocation à la haine envers les musulmans, ou le militant Hervé Ryssen, condamné en mai dernier pour avoir contesté un crime contre l’humanité et proféré des injures antisémites, ont déjà publiquement affirmé leur soutien à Eric Zemmour. Si le porte-parole de "Génération Z" affirme à BFMTV que le militant "n'est pas dans nos rangs", il soutient que "chacun a le droit de nous soutenir".

Article original publié sur BFMTV.com

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