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Menaces contre des collèges et lycées : le mineur en garde à vue à Malakoff n'est "pas du tout radicalisé"

Interpellé ce jeudi 28 mars, le mineur né en 2007 dans le cadre des piratages des ENT et des menaces terroristes visant les lycées a exprimé des "remords" lors de sa garde à vue.

Il voulait "faire un coup, faire le buzz". Voilà comment une source policière décrit à BFMTV l'attitude du jeune homme de 17 ans, encore en garde à vue ce vendredi 29 mars.

Interpellé ce jeudi par l'OFAC (l'Office Anti-Cybercriminalité) à Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, il est soupçonné d'être à l'origine de plus d'une centaine de menaces d'attentat islamiste, envoyées à des établissements scolaires en piratant les ENT (espaces numériques de travail).

"Il n'est pas du tout radicalisé ni religieux, il a voulu faire son 'intéressant'... Il exprime désormais des remords", a poursuivi cette source policière.

La garde à vue prendra fin au maximum samedi matin. Le parquet de Paris décidera des suites judiciaires à apporter à ce dossier.

340 menaces dans 20 académies

Depuis la mi-mars, les menaces ou alertes à la bombe se sont multipliées contre des établissements scolaires partout en France.

D'après un dernier bilan communiqué ce jeudi par le ministère de l'Éducation, au moins 340 menaces ou alertes à la bombe ont été adressées. Dans le détail, ce sont au total 20 académies qui sont concernées par ces menaces depuis le milieu de la semaine dernière, plusieurs visant parfois un seul et même établissement. Des plaintes ont été déposées et plusieurs enquêtes ont été ouvertes.

Face à la multiplication des menaces, la ministre de l'Éducation Nicole Belloubet a décidé de "suspendre à titre préventif" la messagerie sur les ENT des établissements scolaires.

Article original publié sur BFMTV.com