Megxit : pourquoi Meghan Markle est-elle aussi critiquée ?

Laetitia Reboulleau
LONDON, ENGLAND - NOVEMBER 07:  Meghan, Duchess of Sussex attends the 91st Field of Remembrance at Westminster Abbey on November 07, 2019 in London, England. (Photo by Samir Hussein/WireImage)
(Photo by Samir Hussein/WireImage)

Depuis qu'elle a débarqué dans la vie du prince Harry, Meghan Markle n'a jamais fait l'unanimité. Mais avec la décision du couple princier de s'éloigner de la famille royale, la jeune femme est au centre de vives critiques qui viennent de tous les côtés... Loin d'être justifiées.

C'est LE sujet qui défraye la chronique depuis quelques jours. Le 8 janvier dernier, le prince Harry et son épouse Meghan Markle ont annoncé une décision qui a pris le public de cours : ils vont prendre leurs distances de la famille royale britannique. "Nous avons décidé de prendre du recul en tant que membres 'supérieurs' de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants", expliquent-ils sur Instagram, affirmant que la décision a été prise après mûre réflexion, et en accord avec sa majesté la reine Elizabeth II.

Des critiques depuis son mariage

Alors qu'elle était simplement fiancée avec le prince Harry, Meghan Markle était encore très populaire. Elle était présentée comme la nouvelle princesse à la mode, plus moderne que Kate Middleton, plus fun. Mais déjà, les puristes de la famille royale lui reprochaient ses origines américaines, son âge, et surtout : son divorce. Pour eux, la jeune actrice était loin d'être la femme idéale pour le petit frère du prince William. Mais ses supporters ont toujours su la soutenir, faisant oublier les critiques à son égard.

En revanche, à la suite de son mariage, la duchesse de Sussex a dû essuyer de nouveaux reproches. La presse à scandale dresse un portrait peu flatteur de la jeune mariée et lui attribue le surnom peu flatteur "d'ouragan Meghan". L'épouse du prince Harry serait méchante, malpolie avec le personnel de Buckingham, n'aurait aucun respect pour le protocole… Et ce, sans que la moindre preuve de son attitude ne soit avancée.

Pour ce qui est du protocole, c'est une autre histoire : il est vrai que Meghan Markle n'a jamais caché son désir d'indépendance. Féministe depuis de nombreuses années, elle avait malgré tout accepté de renoncer à bien des choses par amour : sa carrière, son site Internet, ses réseaux sociaux… Mais pas question pour elle de ne pas avoir le droit d'ouvrir la porte de sa voiture, ou de tenir la main de son mari.

Le "Megxit" : une décision prise à deux

Il y a quelques jours, le duc et la duchesse de Sussex ont annoncé leur volonté de s'éloigner de la famille royale. Une décision mûrement réfléchie et prise à deux. Et pourtant, dans l'opinion générale, Meghan Markle semble être la seule responsable, d’où la qualification de “Megxit”, clin d’oeil au Brexit. Encore une fois, la jeune femme est présentée comme la grande méchante. Trop féministe, trop indépendante, elle refuserait de rentrer dans le rang, imposant à son époux de s'éloigner des siens.

Pourtant, depuis de nombreuses semaines, des rumeurs affirment que le prince Harry se serait éloigné de son grand frère, n'ayant pas apprécié les supposées infidélités de ce dernier. Par ailleurs, le fils cadet du prince Charles n'a jamais caché son désir d'indépendance et son manque d'attachement au protocole – qui ne se souvient pas de ses nombreuses frasques ? – mais a également prouvé à plusieurs reprises qu'il était lui aussi féministe. En 2016, il s'était engagé au côté des organisateurs du Nepal Girl Summit (Sommet pour les filles au Népal) à Katmandou. Il avait par ailleurs affirmé que les hommes avaient aussi leur part à jouer dans la lutte contre les inégalités sexistes, en traitant les femmes avec le respect et la dignité qu'elles méritaient.

Une volonté de ne pas recréer les erreurs de son père

L’éloignement du couple a peut-être également un lien avec le décès prématuré de sa mère. Le jeune prince a été traumatisé par le décès de Lady Diana Spencer alors qu'il n'avait que 12 ans, et a suivi une longue thérapie pour retrouver son équilibre. Dans son livre Diana : her true story, Andrew Morton a retranscrit des enregistrements audio de ses conversations avec la princesse de Galles, et explique que cette dernière se sentait particulièrement seule, notamment pendant ses grossesses. Elle n'avait reçu que peu de soutien de la part de la famille royale d’Angleterre, et son divorce n'avait pas arrangé les choses.

Il parait donc normal que le duc du Sussex soit prêt à tout pour ne pas que son épouse, dont il est fou amoureux, se retrouve dans une situation similaire. Depuis le début de sa relation, il a toujours tout fait pour la soutenir, quitte à se mettre en retrait pour la laisser briller. Une attitude moderne qui ne devrait en aucun cas lui être reprochée.

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