Maxime Saada, patron de Canal+, répond à Rima Abdul-Malak au sujet d’Hanouna

Maxime Saada, patron de Canal+, n’a pas apprécié la remarque de Rima Abdul-Malak sur C8 et CNews.
XAVIER LEOTY / AFP Maxime Saada, patron de Canal+, n’a pas apprécié la remarque de Rima Abdul-Malak sur C8 et CNews.

TÉLÉVISION - La passe d’armes entre Canal+ et le ministère de la Culture se poursuit. Après la menace de Rima Abdul-Malak de retirer la fréquence des chaînes C8 et CNews, le patron du groupe Canal+ Maxime Saada a jugé dans le Figaro dimanche 22 janvier qu’« un ministre ne devrait pas dire ça ».

« Quoi qu’on pense de CNews ou de Cyril Hanouna, il est insupportable d’agiter la menace d’une fermeture de certaines chaînes au prétexte qu’elles ne reflètent pas vos idées. Le pluralisme, la liberté d’expression, le débat sont des sujets fondateurs de la démocratie », a dénoncé Maxime Saada.

Cette charge fait suite à l’interview de la ministre dans Le Monde et publiée le 16 janvier dernier. Dans cet entretien, Rima Abdul-Malak était notamment interrogée sur les réponses de l’Arcom (gendarme de l’audiovisuel, ex-CSA) face aux débordements à répétition dans l’émission de Cyril Hanouna Touche pas à mon poste.

2025 dans le viseur

Le talk-show a notamment été critiqué pour son traitement de l’affaire Lola ou encore pour le féroce échange entre le député de la France insoumise Louis Boyard et l’animateur, où les insultes ont fusé. Quant à CNews, elle fait régulièrement l’objet de saisines à l’Arcom, comme dernièrement après les propos de Jean-Claude Dassier sur les musulmans.

« Il faut responsabiliser les présentateurs, les chroniqueurs, mais aussi les patrons de chaînes, pour leur rappeler que l’autorisation d’utilisation gratuite de leurs fréquences s’accompagne d’obligations, comme celle de traiter les affaires judiciaires avec mesure, celle de respecter le pluralisme des opinions, etc. », avait alors répondu la ministre.

Et de prévenir : « Lorsqu’on arrivera, en 2025, au moment de l’analyse de leur bilan pour la reconduction de leurs autorisations de diffusion, l’Arcom saura regarder comment elles ont respecté ces obligations. »

Cyril Hanouna avait indirectement répondu à la ministre dans Touche pas à mon poste, fustigeant le financement de l’audiovisuel public.

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