Marie Gillain (A la folie) : "Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’acceptation de la victime d’être rabaissée systématiquement"

FRANÇOIS LEFEBVRE / RYOAN / CHABRAQUE / FTV

J’imagine qu’il y a des rôles plus ou moins importants dans une carrière. Diriez-vous que celui-ci tient une place particulière ?

Marie Gillain : Oui, complètement. Les rôles où l’on peut totalement lâcher prise, s’abandonner aux émotions sans y mettre de limites, c’est rare. Et la rencontre avec les réalisateurs de cette histoire, Andréa Bescond et Éric Métayer, est déterminante dans ma vie d’actrice. Je suis pleine de gratitude à leur égard, si j’ai pu donner toutes ces émotions, c’est parce que j’ai ressenti une confiance et une bienveillance totales. Cela n’a pas de prix. Quand on vous met dans ces conditions, vous êtes dans une disponibilité totale pour jouer. C’est pour ces moments-là que je fais ce métier.

Était-il primordial pour vous de participer à une fiction avec un côté "lanceur d’alerte" ?

Évidemment, c’est une histoire individuelle, qui éclaire un sujet de société : la violence conjugale et l’emprise psychique dans toute sa complexité. Se faire entendre et être prise au sérieux en tant que victime est un combat face à des manipulateurs qui sont capables de jouer un rôle auprès de l’entourage ou de la police. Au-delà de l’artistique, c’est effectivement un film lanceur d’alerte, comme vous dites.

Quelle a été la principale indication de jeu ?

Andréa m’a dit : "Fais-moi confiance, même si je t’emmène là où tu n’aurais jamais imaginé aller." Lorsque mon personnage, Anna Spitzer, retou...

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