Publicité

"La même confusion": Les Républicains lancent leur campagne des européennes en ciblant la majorité et le RN

"Vos problèmes? Mais ce n'est pas leur problème". À la peine dans les sondages, Les Républicains ont lancé leur campagne européenne ce samedi 23 mars avec un premier grand meeting près de Paris, fustigeant le bilan du président Emmanuel Macron dans l'espoir de récupérer leurs électeurs "égarés", tout en taclant le Rassemblement national.

La droite et sa tête de liste, François-Xavier Bellamy, ont fixé le cap pour tenter de mettre à flots une candidature encalminée autour de 7% à 8% des intentions de vote. Dangereusement près des 5%, synonyme de disparition au Parlement européen.

Appel aux électeurs de droite

"Électeurs de droite qui avez cru au macronisme, c'est le moment d'ouvrir les yeux sur ce qu'ils font de votre voix", a déclaré François-Xavier Bellamy, affirmant qu'à Bruxelles "la délégation macroniste a voté à 90% comme les socialistes".

D'après lui, la majorité ne parle "que du Rassemblement national". "Parce qu'ils ne misent que sur lui. Leur seule raison d'être, c'est d'avoir face à eux ce parti qu'ils n'ont cessé de faire monter. Un parti qui est devenu leur miroir. Et leur seule obsession, c'est d'empêcher qu'en France la droite relève la tête", a-t-il fustigé.

"La victoire du Rassemblement national ne sert que le statu quo"

La tête de liste des Républicains a également largement étrillé le parti d'extrême droite, estimant que "Marine Le Pen veut faire rêver les Français en leur promettant une victoire".

"Mais en réalité, le Rassemblement national a déjà gagné les élections européennes. Il a gagné en 2019. Il a gagné en 2014. Et qu'est-ce que ça a changé pour la France? Qu'est-ce que ça a changé pour vous? Ses élus n'auront pas, en dix ans, déplacé une seule virgule dans un seul texte européen", a-t-il déclaré.

"En réalité, la victoire du Rassemblement national ne sert que le statu quo. Elle ne sert que le macronisme. Au Parlement européen, l'un fait la politique de la gauche, pendant que l'autre fait la politique de la chaise vide. C'est le même système, et c'est la même confusion", a-t-il encore dénoncé.

Ciotti veut faire "revenir" les électeurs qui "se sont éloignés"

L'état-major des Républicains était presque au complet pour soutenir sa tête de liste et l'agricultrice Céline Imart, en deuxième position, notamment les présidents de régions (et potentiels candidats à la présidentielle de 2027) Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand, ainsi que le président du Sénat Gérard Larcher.

Le patron du parti, Éric Ciotti, a pris la parole, exhortant les électeurs de droite à "revenir", dans "un appel à ceux qui, à droite, depuis 2017, se sont éloignés" des Républicains.

"Le 9 juin, n'égarez pas de nouveau votre vote", a-t-il ajouté, désignant l'adversaire: Emmanuel Macron, "l'homme qui valait mille milliards d'euros de dette" et ses "déclarations va-t-en-guerre sur l'Ukraine".

Article original publié sur BFMTV.com