Publicité

Météo : lire l'avenir dans les cartes du ciel

Les animations satellite et radar décryptées par les prévisionnistes sont bien plus précises que les cartes présentées chaque jour au bulletin météo. Entretemps, des milliers d'informations ont été synthétisées.

Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°217 daté avril/ juin 2024.

Comprendre le temps qu'il va faire, c'est avant tout une histoire d'air… Car la météo est d'abord la science de ce qui arrive à ce mélange de gaz, composé de molécules plus ou moins agitées - cette agitation, c'est ce qu'on appelle la température. Dans l'air froid, les molécules sont plus stables, plus proches les unes des autres. Pour un même volume, l'air froid sera donc plus dense que l'air chaud, dont les molécules circulent plus rapidement. Celui-ci pèse moins lourd : on dira que sa pression est moins élevée. Étant plus léger, il monte plus rapidement. Et peut contenir davantage d'humidité sous forme de vapeur d'eau.

Température, humidité, pression, vent - qui n'est rien d'autre, essentiellement, que le courant s'établissant des hautes vers les basses pressions… Ces quatre paramètres sont les ingrédients de base de toute situation météorologique locale, également sous la dépendance de phénomènes qui se déroulent à l'échelle de la planète tout entière. Ils permettent de comprendre ce que sont les dépressions et anticyclones, comment se forment les nuages ou les dômes de chaleur, pourquoi il fait beau...

Un imageur à des kilomètres au-dessus de nos têtes

Et ce sont eux que l'œil exercé pourra retrouver sur les cartes et animations météo de son application préférée. En vedette, bien sûr, la carte "classique", indiquant la situation à grand renfort de symboles clairs. En parallèle, des animations satellite et radar sont souvent proposées.

CARTE "ÉPURÉE" : Elle est destinée à être facilement compréhensible par tout un chacun. Nuages, soleil, vitesse et direction du vent, précipitations : les symboles y sont évidents. Crédit : MÉTÉO FRANCE

La première est basée sur le principe de la réflexion de la lumière : à des kilomètres au-dessus de nos têtes, un imageur mesure le rayonnement provenant de la surface terrestre, différent selon les objets rencontrés. Ainsi la me[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi