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L'ONU prévient que les opérations humanitaires à Gaza "cesseront sous 48 heures" faute de carburant

Depuis les attaques du Hamas le 7 octobre dernier, aucun carburant n'est autorisé à entrer dans la bande de Gaza, qui subit un siège total et un pillonage sans relâche de la part d'Israël.

MAHMUD HAMS / AFP

Le patron de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza a prévenu ce lundi 13 novembre que les "opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n'étant autorisé à entrer à Gaza", assiégée par Israël et en proie aux combats entre le Hamas et Israël.

"Ce matin, deux de nos principaux sous-traitants pour la distribution d'eau ont cessé de travailler - ils n'ont plus de carburant -, ce qui va priver 200.000 personnes d'eau potable" dans le petit territoire, où plus de la moitié des 2,4 millions d'habitants sont déplacés et dépendent désormais totalement de l'aide humanitaire pour survivre, a encore dit Thomas White sur X.

"Aucun lieu sûr à Gaza"

L'Unrwa a également rapporté qu'un de ses locaux à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza où s'entassent désormais 1,5 millions de déplacés, avait "subi d'importants dégâts" après "trois frappes directes (...) de la marine israélienne" dimanche.

"Des employés internationaux de l'ONU présents à Rafah avaient quitté ce bâtiment 90 minutes avant cette frappe", rapporte ce lundi l'Unrwa, qui précise qu'il n'y a eu "aucune victime parmi ces employés".

L'Unrwa rappelle avoir donné la localisation exacte de toutes ses infrastructures aux parties en conflit. Celles de ce bâtiment avaient été données à deux reprises, la dernière fois vendredi, précise-t-elle.

"Cette attaque prouve une nouvelle fois qu'il n'y a aucun lieu sûr à Gaza: ni le nord, ni le centre, ni le sud", martèle l'agence onusienne alors que l'armée israélienne ne cesse d'ordonner aux Gazaouis de partir vers le sud qu'elle présente comme plus sûr.

780.000 déplacés

Ses chars resserrent chaque jour un peu plus l'étau sur le nord de la bande de Gaza et en particulier sur la ville de Gaza.

En cinq semaines de frappes israéliennes sur le petit territoire palestinien, l'Unrwa dit avoir recensé "plus de 60 cas de dégâts collatéraux ou de frappes directes infligés à ses infrastructures, majoritairement des écoles accueillant des milliers de civils".

L'agence, qui dit accueillir 780.000 déplacés dans ses abris, affirme qu'"au moins 66 déplacés ont été tués et des centaines blessés" dans ces bombardements. Dans 70% des cas, ces infrastructures se trouvaient dans le sud de la bande de Gaza, insiste l'Unrwa.

Article original publié sur BFMTV.com

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