Logement : les villes américaines les plus chères

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Le loyer médian d’une chambre à Boston a bondi de 5,9 % en octobre dernier pour atteindre 3 060 dollars (soit 3 050 euros), selon une nouvelle étude du spécialiste américain de la location Zumper. À San Francisco, en revanche, il a baissé de 2, % pour s’établir à 3 020 dollars. Idem à New York où le loyer médian d’un petit appartement est en retrait de 2,3 % par rapport au mois précédent, à 3 860 dollars par mois, rapporte Bloomberg.

Alors qu’aux États-Unis les loyers commencent à baisser, la hausse nette enregistrée apparaît atypique, note le site d’information. “Ces prix exorbitants mettent en lumière la crise du logement en cours à Boston, souligne de son côté Zumper. Les nouveaux stocks mis en ligne sont orientés vers le marché du luxe, ce qui pousse les prix médians encore plus haut.”

La région de Boston est confrontée à une pénurie de logements locatifs, “ce qui met à rude épreuve les locataires qui n’ont pas de gros revenus ou des parents aisés susceptibles de les aider”. À l’inverse, San Francisco a du mal à se remettre de la pandémie alors que les entreprises technologiques ont résolument adopté le travail à distance.

“Un renversement de situation spectaculaire”

San Jose, en Californie (2 600 dollars pour un petit appartement), Miami (2 510 dollars) et San Diego (2 500 dollars) figurent également dans le top 10 des villes américaines les plus chères pour les locataires, ainsi que Los Angeles (2 410 dollars) et Washington (2 310 dollars). Dans la plupart des métropoles américaines, les loyers apparaissent néanmoins orientés à la baisse par rapport aux niveaux atteints en septembre dernier.

À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 7,5 % en septembre par rapport à l’année précédente, au-dessus des niveaux d’avant la pandémie, mais en nette baisse par rapport au début de l’année. Pour la première fois depuis trente ans, les experts notent une forte baisse de la demande dans tout le pays. Un phénomène qu’ils attribuent aux augmentations records de ces dernières années et à l’inflation qui sévit actuellement aux États-Unis. Les jeunes en âge de se débrouiller seuls préfèrent rester chez leurs parents ou, même quand ils sont en couple, optent pour la colocation.

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