Publicité

Ligue des champions: service minimum et frayeur tardive pour le Real Madrid, qui écarte Leipzig et file en quarts

Ce Real Madrid sait faire le travail sans proposer son meilleur football. Mais peut-être bien que l'arbitrage de Davide Massa l'a aidé. Le club espagnol a obtenu le nul 1-1 à domicile contre le RB Leipzig, mercredi 6 mars, dans le cadre des huitièmes de finale retour de Ligue des champions et trois semaines après sa victoire 1-0 à l'aller. Les hommes de Carlo Ancelotti, portés par un Vinicius Jr qui n'aurait peut-être pas dû pouvoir ouvrir le score à la 65e minute, rejoignent le Paris Saint-Germain, Manchester City et le Bayern Munich en quarts de finale.

Avec son but du 2-0 sur l'ensemble de la double confrontation, Vinicius Jr a plus que jamais relancé les débats sur la façon dont le Real Madrid est arbitré. Car près de dix minutes plus tôt, un mauvais geste de l'ailier brésilien sur Willi Orban (un coup à hauteur de la gorge) aurait pu lui valoir un carton rouge. L'arbitre Davide Massa s'est contenté d'un carton jaune, sans être appelé par ses assistants de l'arbitrage vidéo. Une décision qui fait mauvais genre, surtout après les polémiques d'arbitrage du match aller et au regard de toutes les controverses qui touchent le club en Espagne.

Une première heure soporifique

La première heure, en particulier la première période, aura été une contre-publicité pour le football. À qui la faute? À Loïs Openda pour avoir échoué à convertir des occasions (13e, 16e, 42e) qui auraient radicalement changé la dynamique de cette double confrontation? À Carlo Ancelotti qui a joué petit bras pour préserver son avance d'un but? La composition de départ madrilène, sans véritable numéro neuf et avec un seul attaquant de métier (Vinicius Jr), donnait des indices sur les intentions de l'entraîneur italien - malgré l'avantage psychologique conféré par le fait de jouer le match décisif à domicile et, tout simplement, d'être le Real Madrid.

Ce plan a porté ses fruits: le RB Leipzig, avec ses atouts offensifs trop imprécis ou trop discrets, n'avait qu'un seul tir cadré de plus que le Real Madrid à la 60e minute (un contre... zéro). Toujours est-il que le public de Santiago-Bernabéu ne s'est pas privé de siffler copieusement ses joueurs à la mi-temps, après avoir eu tout le déplaisir d'assister à une succession de passes en retrait et de possessions lentes dénuées de toute créativité.

Si le but de Vincius Jr a semblé tuer le suspense, l'égalisation rapide de Willi Orban (68e) a donné l'impression de tout relancer. En réalité, il a fallu patienter jusqu'aux toutes dernières minutes pour voir les joueurs de Marco Rose augmenter le rythme pour arracher une prolongation. C'est ainsi que Dani Olmo, avec un centre-tir, a touché la barre transversale d'Andrey Lunin dans le temps additionnel (90e+3). Un sursaut bien trop tardif pour Leipzig.

Article original publié sur RMC Sport