Les pistes des Lords pour éviter un Brexit sans accord avec l'UE

La commission des Affaires européennes de la Chambre des Lords estime dans un rapport publié jeudi que le Royaume-Uni devrait envisager de prolonger son appartenance à l'Union européenne ou de repousser la date programmée du Brexit afin de disposer de davantage de temps pour négocier un accord commercial avec les Européens. /Photo prise le 5 décembre 2017/REUTERS/Simon Dawson

LONDRES (Reuters) - La commission des Affaires européennes de la Chambre des Lords estime dans un rapport publié jeudi que le Royaume-Uni devrait envisager de prolonger son appartenance à l'Union européenne ou de repousser la date programmée du Brexit afin de disposer de davantage de temps pour négocier un accord commercial avec les Européens.

"Le poids écrasant de la preuve suggère qu'une absence d'accord serait la pire issue possible pour le Royaume-Uni pour ce qui est de l'économie, de la sécurité, de l'environnement et des droits des citoyens", a déclaré Michael Jay, membre de la commission et ancien chef du service diplomatique de Grande-Bretagne.

"Même si nous soutenons l'ambition de David Davis (ndlr, le secrétaire britannique au Brexit) d'obtenir un accord complet d'ici au 29 mars 2019, presque personne en dehors du gouvernement ne pense que cela sera possible", a-t-il ajouté.

Le 29 mars 2019 est la date programmée pour la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne, conformément au référendum britannique de juin 2016.

Or les Lords doutent qu'un accord de transition puisse être conclu avec les Européens dans ces délais impartis pour éviter que la sortie de l'UE ne se traduise pas un saut dans le vide pour les entreprises britanniques.

Quant à l'accord censé encadrer les relations futures entre le Royaume-Uni et l'UE, la commission note que sa négociation "pourrait durer plusieurs années" et qu'"une période transitoire de statu quo pourrait par conséquent être nécessaire pour gagner du temps afin que des négociations se poursuivent au-delà de mars 2019".

La commission des Lords "conclut qu'entériner dans la loi britannique l'échéance du 29 mars 2019 prévue par l'article 50 (du traité européen) ne serait pas dans l'intérêt de la nation".


(Andrew MacAskill; Henri-Pierre André pour le service français)

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