Avec l’hydrogène vert, l’Afrique se met sur la voie de la diversification énergétique

PHOTO Evelyn Hockstein/The New York Times

Ce sera pour 2024… La Namibie espère ouvrir à cette date sa centrale électrique à hydrogène vert, la première sur le continent africain, rapporte The Financial Afrik. C’est dans la ville de Swakopmund, située sur la côte atlantique, que le projet devrait se concrétiser. La zone choisie “est particulièrement adaptée en raison de ses importantes ressources solaires et éoliennes et de sa proximité avec la côte”, note The Namibian. Alors que le pays importe près de 40 % de son électricité, la centrale devrait à terme permettre la production de 300 000 tonnes d’hydrogène vert par an, avec un fonctionnement vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant toute l’année. Mieux, selon la presse namibienne, l’hydrogène vert ainsi produit pourra être exporté vers d’autres pays, notamment africains.

Selon la publication d’analyses internationales Foreign Affairs, pour produire ledit hydrogène “vert”, on utilise de l’électricité considérée comme “propre” – provenant de l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou nucléaire – pour réaliser la séparation de l’eau en ses deux composants : l’hydrogène et l’oxygène. “Le procédé est simple – il est enseigné dans les cours de chimie du monde entier –, ne nécessite aucune combustion et comporte peu de pièces mobiles. L’investissement dans ces technologies place l’hydrogène vert au centre de la production future de carburants propres largement disponibles”, détaille la publication américaine dans une explication pour petit chimiste averti.

Les premiers partenariats signés

Qualifié de “solution miracle” par le même Foreign Affairs, l’hydrogène vert suscite l’intérêt d’un nombre croissant de pays africains. Ceux-ci remarquent que cette énergie semble répondre aux défis du changement climatique ainsi qu’aux besoins en énergie d’un continent en plein boom démographique et économique.

Ainsi l’Égypte vient de signer un protocole d’accord avec Fortescue Future Industries, une entreprise australienne qui devrait aider le pays à développer un projet d’hydrogène vert, indique Al-Monitor. Plus récemment, c’est une entreprise saoudienne qui avait été chargée de construire une installation d’hydrogène vert en Égypte. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP27) qui se tiendra à Charm El-Cheikh en novembre prochain.

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