Législatives au Sénégal: un scrutin-clé, pour le pouvoir comme pour l'opposition

C’est l’élection de tous les possibles… Après 19 jours de campagne intense, les 7 millions d'électeurs sénégalais étaient invités à choisir les 165 députés qui constitueront le nouveau Parlement.

Huit coalitions sont en lice, dont celles de la majorité et Yewwi Askan Wi (« libérer le peuple », en wolof), la principale alliance d’opposition, formée autour d’Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019. Le scrutin est crucial pour l’opposition mais aussi de nombreux électeurs, qui y voient une chance de stopper les ambitions autoritaires de Macky Sall, dans ce qu’ils appellent "le premier tour avant la présidentielle".

Cette élection se déroule dans un contexte de hausse des prix, notamment à cause des conséquences de la guerre en Ukraine… des arguments avec lequels ils se sont imposés lors des élections locales de mars dernier dans de grandes villes de ce pays d’Afrique de l’Ouest réputé pour sa stabilité, comme Dakar, Ziguinchor (sud) et Thiès (ouest).

Macky Sall, qui jouit jusque-là d’une majorité absolue, multiplie promesses et subterfuges pour se maintenir au pouvoir et empêcher ses opposants de participer aux élections…

Selon ses critiques, une victoire à ces législatives lui permettrait de briguer prolonger son règne, interrompu depuis 2012, d’un troisième mandat de 5 ans.

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