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"Et là, j'ai regardé ma jambe...": le récit glaçant de Kilde qui "voulait juste rester en vie" après sa chute à Wengen

La chute était terrible, la douleur l'était tout autant. Il y a un peu plus de deux semaines, Alexsander Aamodt Kilde s'élançait pour la seconde descente du week-end à Wengen, en Suisse. Cette descente s'est terminée avant la ligne d'arrivée pour le Norvégien qui a chuté pendant son run. Dans un entretien donné à Eurosport, Kilde est revenu sur ce moment dont il se serait bien passé.

Kilde ne se souvient pas de la chute

Les souvenirs de la descente ne sont pas tous là pour Alexsander Aamodt Kilde, certainement à cause de ses deux évanouissements comme il l'explique. "Je ne me souviens pas de tout. Concernant la chute, je n’ai aucun souvenir de cette erreur sur la dernière porte et de la glissade qui a suivi. Je me souviens m’être réveillé avec une intense douleur à l’épaule. J’étais penché sur un côté. Et puis je me suis évanoui une seconde fois. Quand j’ai repris mes esprits, j’ai regardé ma jambe et j’ai vu tout ce sang…

"J’ai essayé d’être le plus calme possible, je me concentrais sur ma respiration."

"Je ne sentais plus mes jambes, je voulais juste rester en vie: on s’afférait autour de moi pour me poser un garrot. Ça s’est passé tellement vite. Et puis, en une seconde, j’étais dans l’hélicoptère. La douleur était atroce. Ça, je m’en souviens bien."

Le Norvégien toujours en fauteuil roulant

Le plus dur est passé pour Alexsander Aamodt Kilde mais après une telle chute, la douleur est toujours présente même quelques semaines après. "Les deux dernières semaines ont été douloureuses, il y a eu des moments difficiles. Mais maintenant, ça va mieux. L’état d’esprit est meilleur. Ça me redonne le sourire et je vois les premiers progrès. Je suis en fauteuil roulant pour quelques semaines encore, et j’ai toujours des douleurs, mais je peux faire des choses par moi-même. C’est important…"

Il faudra attendre un moment avant de revoir le compagnon de Mikaela Shiffrin sur les skis mais les médecins lui ont affirmé qu'il retrouverait la pleine possession de ces moyens même après avoir eu le mollet sectionné. "Ça va prendre du temps mais ils m’ont dit que je reviendrai à 100%. Et pour reprendre ma carrière de skieur, j’ai besoin de l’être."

Article original publié sur RMC Sport