Justice. Un juge du Salvador casse une condamnation à trente ans de prison pour une fausse couche

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Une jeune Salvadorienne a perdu son bébé à l’âge de 20 ans, des suites d’un accident. Condamnée à trente ans de prison pour “homicide aggravé”, elle pourrait être bientôt libérée, après la révision de son dossier par un juge, en ayant purgé dix ans de sa peine. Les associations féministes saluent l’annonce et réclament la dépénalisation de l’avortement.

Sara Rogel est en prison depuis dix ans. À l’âge de 20 ans, la Salvadorienne a perdu un bébé pendant sa grossesse, “après avoir chuté pendant qu’elle lavait son linge”, raconte le journal salvadorien La Página. Son accident lui a valu d’être condamnée à trente ans de prison pour “homicide aggravé”. Une condamnation sévère, à l’image de l’intransigeance du Salvador en matière d’avortement, même qualifié d’“involontaire”.

Alors qu’elle purge sa peine dans une prison de Zacatecoluca, un juge a révisé sa condamnation, lundi 31 mai. Déclarant que la jeune femme “ne représente pas de danger pour la société”, il a exigé sa mise en liberté conditionnelle. Une décision saluée par les associations féministes du pays, mais immédiatement contestée par le ministère public, qui annonce déposer un recours.

Des détentions arbitraires

Si le recours est rejeté, Sara Rogel pourrait sortir dans les prochaines semaines. “Ça fait dix ans que nous attendons, dix ans sans elle”, a confié au quotidien El País le père de la jeune femme, âgée aujourd’hui de 30 ans. “Nous préparons une fête pour célébrer sa mise en liberté”, s’exclame de son côté Morena Herrera, la présidente du Groupe citoyen pour la dépénalisation de l’avortement thérapeutique.

Le Salvador est “un des pays dont le Code pénal est le plus intransigeant avec l’interdiction de l

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