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"Jordan Bardella, monsieur selfie", "totalement bidon": Éric Dupond-Moretti répond aux attaques du RN

S'il se décrit comme "l'une des cibles préférées de madame Le Pen", Éric Dupond-Moretti lui a rendu la pareille en l'attaquant longuement elle et son parti ce lundi 4 mars sur RTL. En cause: les propos tenus la veille par la leader du Rassemblement national (RN) lors d'un meeting à Marseille, marquant le coup d'envoi de la campagne des élections européennes du parti à la flamme.

La triple candidate à la présidentielle a mis en cause Éric Dupond-Moretti, jugeant qu'il "n'est plus ministre de la Justice, mais ministre de l'impunité".

"Totalement bidon"

Il n'en fallait pas tant à ce dernier, qui a rendu les coups dans les grandes largeurs. "Ils ont inventé une espèce de syllogisme fou qui consiste à dire: la justice est laxiste - ce qui est totalement bidon - et la justice laxiste génère de la délinquance", a-t-il dénoncé, avant d'ironiser:

"Oyez braves gens, si madame Le Pen arrive au pouvoir, il n'y a plus de délinquance dans notre pays."

Connu pour son combat contre l'extrême droite, Éric Dupont-Moretti ne s'est pas arrêté pas en si bon chemin. "D’ailleurs, à propos de justice, [Marine Le Pen] pourrait commenter l’arrêt de la cour d’appel qui a été rendu au mois de mars 2023", a-t-il glissé en référence notamment à la condamnation du parti à 250.000 euros d'amende dans l'affaire des kits de campagne. Et de questionner:

"Est-ce qu’elle a hurlé là pour dire que la justice était laxiste?"

Jordan Bardella, "monsieur selfie"

Ensuite, le ministre est revenu sur le meeting de la veille pour mieux tacler la tête de liste du RN, Jordan Bardella, par ailleurs président du parti. "C'est totalement creux", a cogné Éric Dupond-Moretti, raillant ce "monsieur selfie" doté d'une "arrogance incroyable" et son "absentéisme" au Parlement européen. Conclusion de l'ancien avocat:

"Critiquer, vendre la lune, vendre du sable, ils savent faire. Pour le reste, c’est zéro pointé".

Une manière de prendre sa part dans la campagne des élections européennes, alors que le camp présidentiel durcit le ton face à l'extrême droite, confortable leader des sondages. "Je vais me battre comme un chiffonnier pour rappeler ce qu'est ce parti", a prévenu Éric Dupond-Moretti.

Article original publié sur BFMTV.com