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Jeunesse, logement... Attal définit les "urgences" des ses 100 premiers jours en tant que Premier ministre

Ce jeudi 8 février sur France 2, Gabriel Attal a défini les "urgences" de ses cent premiers jours à Matignon. S'il juge que la jeunesse est "la grande priorité", il évoque aussi l'accès aux logements sociaux.

Que faire? Trente jours après son arrivée à Matignon, Gabriel Attal a fini l'élaboration de la liste complète de son gouvernement ce jeudi 8 février. Quelques minutes après l'annonce du remaniement, il a défendu ses choix sur le plateau de France 2 et a dressé les "urgences" de ses 100 premiers jours à son poste de Premier ministre.

"Nos jeunes, c'est une grande priorité pour nous", a expliqué Gabriel Attal, évoquant la question de l'usage des écrans, "une catastrophe sanitaire et éducative".

Le Premier ministre assure qu'il a aussi fait de la santé mentale des jeunes "une très grande priorité". Depuis la crise sanitaire, le moral des jeunes s'est considérablement dégradé. Chez les 18-24 ans, les tentatives de suicide déclarées au cours de la vie ont augmenté de 50% par rapport à 2017 selon le dernier baromètre de Santé publique France publié en début de semaine.

"Il y a une augmentation préoccupante des malaises, des dépressions, voire même des pensées suicidaires chez nos jeunes, et je ne m'y résoudrai jamais", assure Gabriel Attal.

"Prioriser l'accès" aux logements sociaux

Deuxième priorité du Premier ministre: le logement. Gabriel Attal juge le secteur en crise. "Il faut prendre des mesures fortes pour inciter à construire davantage", dit-il.

Le Premier ministre veut aussi agir sur le logement, notamment sur le fait de "prioriser" certains profils pour accéder aux logements sociaux: "les infirmières, les enseignants, les policiers, tous ces fonctionnaires qui s'engagent pour les autres".

L'arrivée au ministère du Logement de Guillaume Kasbarian, porteur d'une loi anti-squats, a pourtant déclenché une vague d'indignation à gauche et d'inquiétude dans les milieux du logement social et des associations de solidarité.

Gabriel Attal annonce enfin des mesures sociales importantes à venir, notamment sur la santé. "J'ai pris l'engagement qu'il y ait un service d'accès aux soins dans tous les territoires".

Ce jeudi, le Premier ministre a aussi "assumé" de travailler "avec tout le monde" à l'Assemblée nationale, y compris des groupes auxquels il est "radicalement opposé", le Rassemblement national et La France insoumise.

"Pour moi, les parlementaires avec lesquels on doit travailler, c'est l'hémicycle", a lancé Gabriel Attal. "S'il y a un problème de respect de la République, un parti peut être interdit".

"Derrière ces parlementaires, même si on n'est pas d'accord avec ces partis (...) il y a des millions de Français qui ont voté. Ce n'est pas les respecter de dire que parce que tu es de La France Insoumise ou du Rassemblement national, on ne va pas écouter, regarder l'amendement" proposé, a-t-il poursuivi.

Article original publié sur BFMTV.com

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