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"J'aime bien être dans le Nord": Darmanin évoque les municipales 2026 et son avenir après les JO

De la place Beauvau à un possible retour à la politique locale, Gérald Darmanin esquisse publiquement une ébauche de son avenir en politique. En visite ce lundi 15 janvier à la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le ministre de l'Intérieur a évoqué une nouvelle fois un possible départ du gouvernement après les Jeux olympiques 2024, au lendemain de la publication par Le Figaro d'un article dans lequel il estime qu'il aura "atteint" une fin de "cycle au ministère de l'Intérieur" après l'échéance olympique.

Interrogé ce lundi par un agent de la préfecture souhaitant savoir si le ministre comptait rester à son poste après les JO, Gérald Darmanin a notamment affirmé: "Moi, j'aurai terminé ma mission à ce moment-là. Après, si le chef - car j'ai un chef - me dit qu'il y a encore d'autres missions, on verra bien".

"J’aime bien être dans le Nord chez moi. Il y a des élections municipales qui arrivent aussi et puis voilà, donc on verra bien", a encore développé l'ancien maire de Tourcoing.

Ambitions présidentielles

Un temps pressenti pour succéder à Catherine Colonna au ministère des Affaires étrangères (elle a finalement été remplacée par Stéphane Séjourné), Gérald Darmanin a également expliqué avoir, en prévision du remaniement, évoqué avec Emmanuel Macron sa volonté de ne pas changer de ministère: "J'aurais été un peu un drôle d'homme de vouloir autre chose à 100 jours de la Flamme", a-t-il argué.

Le nom de Gérald Darmanin avait circulé pour remplacer Élisabeth Borne à Matignon lors du précédent remaniement, en juillet 2022. Malgré son échec à prendre la tête d'un gouvernement, le ministre ne cache pas ses ambitions: bien plus que la mairie de Tourcoing, c'est bien l'Élysée que viserait le quadragénaire, qui a dit par le passé se sentir "parfois frustré" et affirmant vouloir exprimer sa "sensibilité".

Début décembre, le ministre de l'Intérieur a toutefois fait savoir qu'il était prêt à soutenir une candidature présidentielle de son ancien Premier ministre Édouard Philippe, estimant qu'il est "le mieux placé aujourd'hui" pour battre le Rassemblement national, adversaire déjà désigné pour l'échéance de 2027, qui marquera la fin du deuxième mandat consécutif autorisé pour Emmanuel Macron.

Article original publié sur BFMTV.com