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"J'ai vu des horreurs": une rescapée des attaques du 7 octobre témoigne

La jeune femme de 28 ans, qui était venue participer au festival de musique organisé à quelques kilomètres de la bande de Gaza, a été contrainte de rester cachée sept heures sous un char pour échapper aux terroristes du Hamas.

Des souvenirs glaçants. Vendredi 6 octobre 2023, Michal Ohana une jeune Israélienne de 28 ans, se rend au festival de musique Nova, organisé dans le sud du pays, a quelques kilomètres seulement de la bande de Gaza. Quelques heures plus tard, aux premières heures du samedi 7 octobre, et alors que la fête bat toujours son plein, débutent les attaques terroristes du Hamas qui ont fait 1.139 morts côté israélien.

Michal prend alors la décision de tout filmer, des consignes d'évacuation des membres de la sécurité du festival aux premiers tirs et roquettes qui s'abattent sur la foule, provoquant des scènes de panique parmi les festivaliers.

"Quand j’ai commencé à comprendre que je ne sortirais pas d’ici vivante, j’ai décidé de tout filmer pour que si je meure, on puisse trouver mon portable et savoir ce qui m’était arrivé. Et en fait, c’est ça qui m’a maintenu en vie", dit-elle à BFMTV.

Au fil des vidéos, les scènes se font de plus en plus violentes et chaotiques à mesure que les bruits de tirs des terroristes se rapprochent. En s'enfuyant, Michal filme un corps sans vie ensanglanté, afin que la famille puisse l'identifier.

"J’ai perdu beaucoup de mes amis"

La jeune femme trouve finalement un abri sous un char abandonné par des soldats israéliens, elle y passera sept heures, encerclée et blessée par des éclats de roquette.

"Ils nous ont jeté une bombe assourdissante pour nous choquer et pour qu’ils puissent nous prendre en otage ou nous tuer", se rappelle-t-elle, encore extrêmement marquée.

Son salut, elle le doit également à plusieurs festivaliers qui se sont emparés de la mitrailleuse installée sur le char sous lequel elle était dissimulée. Ils ont ainsi partiellement réussi à retarder l'avancée des terroristes.

Quinze heures après le début des attaques, la victime est enfin prise en charge par des militaires israéliens et est hospitalisée. "J’ai perdu beaucoup de mes amis, j’ai vu des horreurs. Mon combat maintenant c’est de faire sortir mes amis retenus en otage", affirme-t-elle.

Quatre mois plus tard, et alors que la France s'apprête à rendre hommage aux victimes françaises des attaques, Michal Ohana est encore profondément traumatisée. En plus d'éviter la foule au maximum, elle souffre d'insomnies et de crises d'angoisse, et refuse de dormir seule.

Article original publié sur BFMTV.com

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