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"J’étais tellement KO": le témoignage effrayant de Rudy Molard après sa chute au Tour Down Under

Il s’était voulu rassurant quelques heures seulement la lourde chute sans avoir encore bien pris conscience de la gravité de ses blessures. Rudy Molard (34 ans) a été pris dans une lourde chute le 18 janvier à dix kilomètres de l’arrivée de la troisième étape du Tour Down Under. Il avait alors publié une impressionnante photo de son visage tuméfié sur son compte Instagram en y joignant une légende censée soulager proches et suiveurs.

"Cela aurait pu être pire. Tout va bien, juste besoin de temps", avait-il écrit.

Il a posté la photo sur Instagram sans trop se rendre compte de son état

Mais les maux étaient un peu plus sérieux qu'il ne le pensait. Dans une interview au Parisien, le coureur de la Groupama-FDJ révèle avoir subi une commotion cérébrale qui lui a fait perdre conscience pendant "45 minutes". Ses souvenirs s’arrêtent deux kilomètres avant cette violente chute impliquant quatre autres coureurs. La suite, on la lui a racontée.

"Apparemment, j’étais tellement KO que je n’étais pas près de repartir. Le médecin de la course a rapidement vu que je n’allais pas très bien", ajoute-t-il.

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A post shared by Viktorija Burakauskas (@toribur) on Jan 21, 2020 at 8:43am PST

C’est sur son lit d’hôpital qu’il a posté la photo sur Instagram, sans trop se rendre compte de son état physique. "À l’hôpital, ils y vont costaud sur les antidouleurs", explique-t-il. "Avec ce qu’ils donnent, on ne se rend pas trop compte et on va vite ‘bien’. Quand les effets se sont calmés et que j’ai vu l’état de mes brûlures et de ma tête en sortant de l’hôpital, je me suis dit qu’il faudrait un peu plus que 2-3 jours pour remonter sur le vélo."

Le coureur a retrouvé la France seulement cec mardi, soit plus de deux semaines après les faits qui l’ont poussé à prolonger son séjour en Australie. Il s’est ainsi évité un long et risqué voyage trop tôt après cette commotion qui lui imposait des siestes toutes les "2-3 heures". "J’avais des plaies ouvertes au visage, donc c’était inenvisageable de prendre l’avion et de risquer une infection ou de choper une bactérie. D’autant plus que j’étais abîmé de partout et qu’il y avait des pansements à changer", ajoute-t-il. Molard va désormais se concentrer sur sa reprise progressive de la pratique du vélo après cette grosse frayeur.

Article original publié sur RMC Sport