Comment j’écris mes posts de blog

Photo Pexels/Vlada Karpovic/cc

Soixante et onze posts déjà. En trois ans de blog, j’ai parfois connu l’angoisse de la page blanche le week-end précédant la publication de mes billets, mais finalement je suis toujours parvenue à accoucher d’un texte – souvent à la dernière minute. Mon expérience d’ancienne journaliste m’a considérablement aidée. Et puis j’ai bien sûr développé mes propres techniques, que je partage aujourd’hui avec vous.

Choisir le sujet au feeling mais pas que

Dès le début de ce blog, j’ai tenu une liste de sujets potentiels, que je continue d’ailleurs à alimenter au fur et à mesure de mes réflexions. C’est ce minicatalogue d’idées que j’ai dû fournir à Courrier Expat lorsque j’ai voulu lancer ce blog, pour vérifier que nous étions sur la même longueur d’ondes.

Mais la vérité, c’est que je me sers désormais rarement de ce document. En général, je laisse les pensées me venir librement et je choisis mon sujet “au feeling” en fonction de mes envies. Une discussion avec des amis, une question que l’on me pose souvent, un article de presse qui a attiré mon attention ou encore une expérience tirée de ma vie quotidienne constituent le plus souvent mes sources d’inspiration.

Cependant je respecte une ligne directrice : livrer mon regard personnel sur l’Inde en offrant un point de vue différent de celui que les journalistes proposent déjà dans les médias. Je conçois mon blog comme un moyen d’appréhender le pays en complément de l’information. Comme si c’était vous qui voyagiez vous-mêmes en quelque sorte.

Me mettre à la place des lectrices et lecteurs qui ne connaissent pas l’Inde

En réalité, je teste toujours mes idées au filtre de cette question : “Est-ce un sujet intéressant pour des lecteurs français ou francophones ? ” Je pense aux gens de mon cercle amical ou familial qui n’ont jamais mis le pied en Inde et ne comptent pas spécialement le faire. Je souhaite que le blog s’adresse à eux aussi et à tous les voyageurs, expats ou simples curieux.

Mais j’ai aussi un tout autre public, auquel je n’avais pas songé au départ : celui des Indiens de mon entourage. Je fais parfois passer des traductions à mes proches et j’ai aussi quelques ami.e.s francophones. Le plus souvent, ils sont d’accord avec le contenu, et cela les fait même rire. Comme lorsque je décris les intérieurs des appartements ou même la culture professionnelle indienne.

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