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Israël-Hamas : pour Amnesty international, "aucun otage ne va être libéré" sans cessez-le-feu à Gaza

La secrétaire générale de l'ONG a alerté ce vendredi 3 novembre sur le besoin urgent d'un cessez-le-feu sur la bande de Gaza. Une décision nécessaire selon elle pour permettre aux otages israéliens d'être sauvés.

BFMTV

"Un cessez-le-feu s'impose." Invitée de BFMTV ce vendredi, la secrétaire générale d'Amnesty international Agnès Callamard a alerté sur le besoin urgent d'un cessez-le-feu à Gaza "pour les civils palestiniens et pour les otages israéliens".

Depuis le 7 octobre et les attaques sanglantes du Hamas sur le sol de l'État hébreu, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, faisant des milliers de victimes civiles selon l'organisation terroriste au pouvoir dans l'enclave palestinienne. Cette situation rend "impossible" la libération des quelque 240 otages encore détenus à Gaza, selon l'ONG.

"Le meilleur moyen de négocier la libération de ces otages c’est de le faire dans le cadre d’un cessez-le-feu. Aucun otage ne va être libéré dans ce cadre actuel", a alerté Agnès Callamard sur notre antenne.

Israël refuse toute "trêve temporaire"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit vendredi refuser "une trêve temporaire sans la libération des otages" enlevés le 7 octobre dernier.

Peu avant, le secrétaire d'État américain Antony Blinken avait affirmé avoir discuté avec Benjamin Netanyahu de la possibilité de "pauses humanitaires" dans le conflit entre Israël et le Hamas, afin de protéger les civils palestiniens et d'augmenter la distribution de l'aide pour les 2,4 millions d'habitants sous les bombardements israéliens.

"Il n'y a nulle part où fuir. Il n'y a aucun endroit qui est sûr", a commenté la représentante d'Amnesty international.

Elle a alors dénoncé une "punition collective" infligée par Tsahal à la population palestinienne, pouvant être condamné comme un "crime de guerre".

Selon elle, les attaques terroristes du Hamas, que son ONG condamne fermement, ne sont "pas une raison suffisante pour attaquer de façon disproportionnée des lieux ou des civils". "Il ne s'agit pas d'une attaque proportionnée et juste."

Article original publié sur BFMTV.com

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