En Iran, un institut français fermé après les caricatures de « Charlie-Hebdo » ? « Regrettable », selon Paris

This handout picture provided by the office of Iran's Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei shows him seated next to a portrait of the late founder of the Islamic republic Ayatollah Ruhollah Khomieni while addressing a meeting with Iranian women in the capital Tehran on January 4, 2023. (Photo by KHAMENEI.IR / AFP) / === RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT
- / AFP This handout picture provided by the office of Iran's Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei shows him seated next to a portrait of the late founder of the Islamic republic Ayatollah Ruhollah Khomieni while addressing a meeting with Iranian women in the capital Tehran on January 4, 2023. (Photo by KHAMENEI.IR / AFP) / === RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / KHAMENEI.IR" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS ===

IRAN - Les annonces liées à la fermeture d’un institut de recherches français en Iran en représailles aux caricatures publiées dans Charlie-Hebdo « seraient regrettables si elles se confirmaient », a réagi le ministère français des Affaires étrangères, jeudi 5 janvier. Le Quai d’Orsay n’a « reçu aucune information officielle à ce stade concernant les annonces faites par voie de presse des autorités iraniennes relatives à la fermeture de l’Institut français de recherche en Iran », a souligné la porte-parole Anne-Claire Legendre dans une déclaration écrite.

La porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères précise que cet institut est « un haut lieu de culture et d’échanges, né de la fusion en 1983 de la Délégation archéologique française en Iran créée en 1897 et de l’Institut français d’iranologie de Téhéran fondé en 1947 par [le philosophe et orientaliste français] Henry Corbin ».

Situé dans le centre de Téhéran, l’institut avait été fermé durant de longues années. Il avait rouvert sous la présidence du modéré Hassan Rohani (2013-2021) comme un signe du réchauffement des relations entre la France et l’Iran. Il comprend notamment une riche bibliothèque, utilisée par les étudiants de la langue française et des universitaires iraniens.

« Première étape »

Ce jeudi 5 janvier, le ministère iranien des Affaires étrangères avait annoncé par communiqué « met[tre] fin aux activités de l’Institut Français de Recherche en Iran (IFRI) comme une première étape » en réponse aux caricatures. La veille, les autorités iraniennes avaient averti la France qu’elles prendraient des mesures après la publication des dessins de Charlie-Hebdo, jugés insultants pour le guide suprême Ali Khamenei, la plus haute personnalité religieuse et politique de la République islamique d’Iran.

Avant cette annonce, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna avait insisté, ce jeudi matin sur LCI, sur l’existence de la liberté de la presse en France, « contrairement à ce qui se passe en Iran ».

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