Publicité

"Il a insulté 30% des citoyens": Louis Aliot juge les propos de Macron sur le RN "pas très dignes"

Louis Aliot a peu goûté les attaques du président de la République. Emmanuel Macron a tenu mardi 16 janvier une conférence de presse au cours de laquelle il a vertement attaqué le parti d'extrême droite, le qualifiant de "parti de l'appauvrissement collectif", le "parti du mensonge" et de la "colère facile". Le vice-président du RN et maire de Perpignan lui a répondu ce mercredi matin sur BFMTV-RMC.

"Ce n'est pas très digne de la fonction quand on se permet d'insulter 30% de citoyens qui ont voté ou qui vont voter pour le Rassemblement national", a-t-il considéré.

Le maire de Perpignan a aussi contre-attaqué point par point: "S'il y a bien un président du mensonge, c'est quand-même lui depuis sept ans. S'il y a un peu un président de l'apprauvissement, c'est quand-même lui: le pouvoir d'achat, le prix de l'électricité, de l'énergie, les difficultés qu'ont nos concitoyens pour terminer les fins de mois".

"Peut-être qu'il a été très bon pour les classes supérieures qui continuent de s'enrichir, mais les pauvres continuent de s'appauvrir", a-t-il comparé.

"C'est déjà terminé Macron"

Emmanuel Macron a aussi qualifié le RN de "parti du transformisme", qui "il y a six ans et demi était pour la sortie de l'Europe et de l'euro". Sur ce point, Louis Aliot a expliqué que le RN, s'il arrivait au pouvoir en France, "serait bien obligé de les respecter", car "tenu par un certain nombre d'engagements".

"Ça n'empêche pas qu'on peut réorienter l'Europe et la politique qui (...) est quand-même l'une des motivations des difficultés agricoles, des difficultés industrielles", selon le vice-président du RN".

Il estime à ce titre que malgré les promesses de simplification d'Emmanuel Macron, rien n'a été fait à ce stade. "Maintenant, c'est soit il arrive à faire à quelque chose, soit il n'arrive à rien faire. Il lui reste trois ans, moi je pense que c'est déjà terminé Macron et il faut penser à la suite. Il ne fera plus rien de ce mandat, à part s'agiter dans des conférences de presse qui n'auront aucun lendemain", a-t-il asséné.

Article original publié sur BFMTV.com