Incendies à Bergerac et à Molsheim : où sont les sites Seveso « à seuil haut » en France ?

L'usine chimique Atofina à Saint-Avold-Carling, en Moselle, classée Seveso (photo d’illustration).
PIERRE ANDRIEU / AFP L'usine chimique Atofina à Saint-Avold-Carling, en Moselle, classée Seveso (photo d’illustration).

PIERRE ANDRIEU / AFP

L’usine chimique Atofina à Saint-Avold-Carling, en Moselle, classée Seveso (photo d’illustration).

INDUSTRIES - Huit blessés, dont une personne prise en charge dans un état « grave », après des explosions le mercredi 3 août sur le site de la poudrerie Eurenco à Bergerac, en Dordogne ; un incendie quelques heures plus tard sur un site industriel de Safran Landing Systems à Molsheim dans le Bas-Rhin, sans faire de victime cette fois.

Ces incidents rappellent le risque présenté par certains produits inflammables et dangereux utilisés dans l’industrie en France, comme la nitrocellulose à Bergerac ou l’acide chromique et cyanhydrique à Molsheim. « Les fumées dégagées par l’incendie en provenance du site ne présentent pas de dangerosité particulière pour la santé humaine, animale et l’environnement », ont cependant rassuré la préfecture de Dordogne et le maire de la ville de Bergerac, Jonathan Prioleaud, alors que plus de 40 personnes étaient présentes sur le site industriel.

« Les mesures réalisées par les sapeurs pompiers sur le site confirment à ce stade une diffusion résiduelle et non dangereuse de produits à l’extérieur du site », a expliqué de son côté la préfecture du Bas-Rhin.

1301 sites recensés, dont 691 à « seuil haut »

Parmi les quelque 500 000 installations industrielles ou agricoles recensées en France, 1 301 sites industriels et technologiques sont classés Seveso pour le risque d’incendie et de fuite de substances toxiques dans l’air ou dans l’eau en France.

Parmi eux, 692 sont classés en « seuil haut » et 609 en « seuil bas », cela en fonction de la quantité de matières dangereuses stockées sur place. Recensés tous les quatre ans, ils doivent respecter des exigences en matière de sûreté. Comme vous pouvez le voir dans la carte ci-dessous, c’est la région Auvergne-Rhône-Alpes qui concentre le plus grand nombre d’établissements classés « seuil haut », avec 108 sites. Le bassin parisien et le cours de la Seine, ainsi que l’ensemble de la vallée du Rhône, rassemblent également de nombreux sites.

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Près de 2,5 millions de personnes vivent à moins d’un kilomètre d’une installation classée Seveso (dont 1,1 million pour les sites « seuil haut ») et 663 500 à moins de 500 mètres (277 000 pour les sites « seuil haut »).

La directive Seveso 3, entrée en vigueur en juin 2015, comporte de nouvelles obligations pour les sites industriels, dont la notification sur internet d’un certain nombre de données : nature des substances stockées et des risques associés, coordonnées des personnes en charge des plans d’urgence, comportements à adopter en cas d’urgence ou encore la date de la dernière inspection. La France a aussi adopté en juillet 2003 la loi « Risques », à la suite de l’accident sur le site AZF de Toulouse, qui avait fait 31 morts le 21 septembre 2001.

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