Incendie à Saumos en Gironde: la situation est "désormais favorable"

L'incendie de Saumos en Gironde. (Photo d'illustration) - PHILIPPE LOPEZ / AFP
L'incendie de Saumos en Gironde. (Photo d'illustration) - PHILIPPE LOPEZ / AFP

La situation est "désormais favorable" en Gironde sur le front de l'incendie qui s'est déclaré lundi à Saumos, a indiqué jeudi la préfecture, selon qui la surface brûlée, estimée à 3720 hectares, "pourrait être réévaluée dans la journée".

"La mobilisation des sapeurs-pompiers de la Gironde et d'autres départements, appuyés par d'importants moyens aériens, a permis de contenir l'incendie de Saumos", complète dans un communiqué la préfecture.

Les habitants évacués appelés à "faire preuve de patience"

Elle juge cependant prématuré de permettre le retour à leur domicile des 1840 personnes évacuées dans les communes de Saumos et Saint-Hélène, dans le sud du Médoc entre la station balnéaire de Lacanau, sur la côte Atlantique, et l'agglomération bordelaise.

"Les habitants évacués sont appelés à faire preuve de patience, les conditions n'étant pas encore réunies à cette heure pour une réintégration. Des annonces pourraient intervenir dans la journée", précise la préfecture.

Après avoir fortement progressé pendant 36 heures, le feu a ralenti sa course depuis mercredi et n'a pas progressé pendant la nuit, durant laquelle les conditions météo "ont été favorables" aux pompiers, selon le lieutenant-colonel Éric Pitault, officier de communication en Gironde.

"Le taux d'hygrométrie est monté au-delà des 95%. Ce taux sera supérieur à 50% toute la journée, ce qui est plutôt rassurant", a ajouté le sous-préfet de Lesparre-Médoc, Fabrice Thibier, lors d'un point-presse jeudi matin. La température a en outre baissé par rapport au début de la semaine, qui avait enregistré des records de chaleur à Bordeaux et dans la région.

Un milliers de sapeurs-pompiers toujours mobilisés

Dans la nuit de mercredi à jeudi, "un nouveau vent, venu d'ouest, a dirigé le panache de fumée directement vers l'agglomération bordelaise", qui s'est réveillée avec une forte odeur de brûlé jeudi matin, indique dans un communiqué l'observatoire régional de l'air Atmo Nouvelle-Aquitaine.

"Le département doit s'attendre à un dépassement du seuil réglementaire des particules en suspension" jeudi et vendredi, ajoute-t-il.

Un millier de sapeurs-pompiers restent mobilisés, ainsi que des bénévoles de la Défense des forêts contre les incendies (DFCI). D'importants moyens aériens ont été déployés (six Canadair, trois avions Dash et deux hélicoptères bombardiers d'eau).

Le travail des équipes de reconnaissance a été ralenti jeudi matin par un "fort brouillard", "dangereux" pour la visibilité, selon Eric Pitault.

Des travaux forestiers pour "éviter les reprises"

Dans une phase de "stabilisation du feu", des travaux forestiers sont prévus pour "éviter les reprises", a ajouté Fabrice Thibier, à l'aide de huit bulldozers et de quatre abatteuses.

Ce sinistre est le quatrième d'ampleur en Gironde cet été. Près de 30.000 hectares avaient déjà brûlé depuis juillet lors de trois gigantesques incendies, à La Teste-de-Buch et Landiras à deux reprises, dans un contexte de sécheresse historique.

Un autre feu, dans le sud de la région au Pays basque, a brûlé une quinzaine d'hectares sur le massif frontalier de La Rhune, mobilisant une quarantaine de sapeurs-pompiers, un hélicoptère bombardier d'eau espagnol ainsi que trois Canadair et deux Dash venus en renfort. Mercredi soir, aux alentours de 23 heures, le feu était maîtrisé selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

Article original publié sur BFMTV.com