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"Une hypocrisie absolue", Daniel Riolo allume la "lâcheté" des joueurs sur les sujets sensibles

Le racisme s’est encore invité dans un stade de football le week-end dernier. L’international français Mike Maignan a été la cible d’injures racistes lors du match entre Udinese et l’AC Milan (2-3), samedi. Le gardien a alors quitté le terrain, soutenu par ses partenaires et l’arbitre, avant que le match ne reprenne finalement. Il a aussi reçu de très nombreux soutiens sur les réseaux sociaux d’adversaires ou de partenaires, notamment en équipe de France. Derrière ces massifs messages publics, Daniel Riolo regrette la frilosité des acteurs du football sur les sujets sensibles.

"Ils choisissent leurs petits combats quand ça les arrange"

Il s’en est ému, jeudi soir dans l’After sur RMC, auprès d’Herman Ebongue, secrétaire général de SOS Racisme, qui était invité de l’émission. "Tu es le premier autour de l’affaire Galtier qui s’est passée à Nice à m’avoir dit: ‘il ne se passera rien parce qu’à partir du moment où on ne pourra pas prouver la discrimination, ce sera parole contre parole’." https://twitter.com/AfterRMC/status/1750282525698625735 "Mais des joueurs avaient parlé en off et n’arrêtaient pas de dire: ‘quand le moment arrivera, on parlera’", poursuit Daniel Riolo. "Le moment est arrivé, ils ont parlé devant les flics mais derrière, ils n’ont rien dit. Il n’y a pas eu une plainte déposée. Ils se sont tous défiler. Pour quelle raison? Le business. ‘Je ne veux pas être dans la sauce, je ne veux pas qu’on parle de moi’."

Une position qu’il n’admet pas. "Je t’admire pour ton combat (Herman Ebongue, NDLR) parce que dans ce monde du foot, il y a une lâcheté, une hypocrisie générale qui me fait gerber. Quand il se passe ce qu’il s’est passé autour de Maignan, comment tu veux ne pas en parler? C’est tellement dégueulasse. C’est pour ça que je dis toujours: identification, sanction, sors les abrutis. Mais j’aimerais de temps de temps qu’on n’oublie pas de parler des acteurs qui sont d’une hypocrisie absolue sur ces sujets-là, qui choisissent leurs petits combats quand ça les arrange, quand l’agent dit OK. Personne ne parle de ces choses et c’est absolument dégueulasse."

Article original publié sur RMC Sport