Huguette (Arte) Line Renaud : "J’étais tellement devenue Huguette que je ne me suis pas reconnue"

© Pascal Chantier / Mon voisin

Vous interprétez Huguette, une retraitée de l’enseignement, qui se retrouve à la rue. Comment avez-vous préparé ce rôle ?

Line Renaud : Je devais me rapprocher le plus possible de mon personnage. J’ai abandonné le fard, la poudre, le maquillage, la coiffure, le souci du bon profil… Il s’agit d’un vrai rôle de composition. Les premiers jours, j’étais tellement devenue Huguette que je ne me suis pas reconnue. J’avais même du mal à me voir dans la glace.

Que vous inspire son histoire, au regard de notre époque ?

Cette fiction n’est pas éloignée de la réalité. Pendant le tournage, je suis tombée sur un article du quotidien La Voix du Nord racontant l’histoire d’une femme de 85 ans qui, n’ayant nulle part où aller, passait ses nuits dans sa voiture. Elle se heurtait aux difficultés pour trouver un logement social et ne pouvait se payer une chambre d’hôtel.

La solidarité intergénérationnelle ne semble, aujourd’hui, plus de mise. Mais en était-il autrement autrefois ?

On se serrait les coudes… voire on se serrait tout court ! À la maison, nous étions quatre générations. Il y avait mon arrière-grand-mère, qui avait travaillé à l’usine dès l’âge de 7 ans, mais aussi ma grand-mère, qui tenait un café, et ma mère, sténodactylo à Armentières. En rentrant du travail, elle allait coiffer des femmes, et ma grand-mère faisait aussi des petits boulots, tandis que mon arrière-grand-mère s’occupait de la lessive. De mon enfance, fi...

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