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Harcèlement scolaire : plus d'un élève victime par classe, du CE2 à la terminale

Sur les 7,5 millions de questionnaires anonymes d'auto-évaluation distribués aux élèves à la dernière rentrée, un dépouillement partiel de 17 000 d'entre eux permet de mieux comprendre les dynamiques du harcèlement à l'école, au collège et au lycée.

Des chiffres qui préoccupent. Lorsqu'il était encore ministre de l'Éducation nationale, l'actuel Premier ministre Gabriel Attal avait mis en place un questionnaire anonyme d'auto-évaluation distribué à tous les élèves du CE2 à la Terminale qui devaient permettre de détecter les cas de harcèlement scolaire. Au total, 7,5 millions de ces questionnaires ont été distribués.

Plus d'un élève par classe victime de harcèlement

Ce lundi 12 février 2024, alors que la nouvelle ministre de l'Éducation Nicole Belloubet effectue son premier déplacement au collège Robert Schuman de Reims, son ministère publie les premiers résultats de ces questionnaires après exploitation d’un échantillon représentatif de 17.000 documents.

Ils permettent de mettre en évidence des degrés de sévérité du harcèlement, en croisant les atteintes déclarées par les élèves (indice de multivictimation) et leur ressenti vis-à-vis de la qualité de vie à l’école (indice de qualité de vie).

Grâce à ce dépouillement partiel, il est ainsi possible de dire qu'en moyenne, le harcèlement touche plus d'un élève par classe. Dans le détail, le harcèlement touche 5% des écoliers du CE2 au CM2, 6% des collégiens et 4% des lycéens.

L'enquête montre également qu'un quart des élèves du CE2 au CM2 doivent faire l'objet d'une vigilance accrue concernant un risque de harcèlement. Ils sont 6% des collégiens et 5% des lycéens.

D'après ces résultats, les élèves ont plus ou moins de mal à communiquer sur le possible harcèlement dont ils souffrent selon leur niveau de scolarité. Ainsi, si deux-tiers des élèves de primaire parlent davantage, plus d'un tiers des collégiens et lycéens victimes de harcèlement n'ont pas demandé d'aide auprès de la hiérarchie de l'établissement scolaire.

Moqueries, insultes et peur de la cour de récréation

Grâce à ces questionnaires, il est également possible d'obtenir une vue d'ensemble des atteintes dont les écoliers risquent le plus de souffrir. Les attaques les plus fréquentes sont les moqueries et insultes. Les garçons disent davantage souffrir de bagarres tandis que les filles se disent victimes de violences psychologiques.

Ainsi, 5% des écoliers déclarent qu'ils ont souvent peur d'aller à l'école, et autant d'aller en cour de récréation. A tous les niveaux questionnés, 5% des élèves disent n'avoir aucun ami en classe.

Article original publié sur BFMTV.com

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