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Guerre Israël-Hamas: tensions après des tirs meurtriers contre un refuge de l'ONU à Gaza

La ville de Khan Younès reste ce jeudi 25 janvier l'épicentre des affrontements entre l'armée israélienne et le Hamas palestinien dans le sud de Gaza au lendemain de tirs meurtriers et vivement condamnés contre un refuge de l'ONU abritant des personnes déplacées par la guerre.

Dans la nuit, des témoins ont fait état de frappes aériennes vers Rafah et de combats à Khan Younès, le ministère de la Santé du Hamas dénombrant au matin de nombreux morts et blessés à travers ce territoire ravagé par des mois de guerre.

Centre "clairement" identifié

Des tirs de chars contre un bâtiment de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Khan Younès avaient déjà fait mercredi au moins "neuf morts et 75 blessés", a indiqué Thomas White, responsable de l'organisation à Gaza, où des sources médicales et onusiennes craignent que le bilan s'alourdisse.

Philippe Lazzarini, chef de l'Unrwa, a affirmé que le centre d'accueil était "clairement" identifié et que ses coordonnées avaient été "partagées avec les autorités israéliennes". Il a fustigé "une violation flagrante des règles fondamentales de la guerre".

L'armée israélienne a indiqué avoir "encerclé" Khan Younès et appelé la population locale à partir à Rafah, plus au sud. Mais les combats rendent dangereux les transports vers cette ville où se masse la majorité du 1,7 million de Palestiniens déjà déplacés par la guerre.

Israël accuse le Hamas

Après les tirs meurtriers sur le site de l'ONU, l'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'un "examen" des opérations était en cours mais qu'elle avait "exclu (...) une frappe aérienne ou d'artillerie", évoquant aussi "la possibilité" d'un tir du Hamas.

Les Etats-Unis, premiers alliés d'Israël, ont dit "déplorer" ces tirs et appelé à ce que les sites de l'ONU à Gaza soient "protégés". En Europe, Rome et Paris ont annoncé respectivement que cent enfants palestiniens blessés à Gaza seraient soignés dans des hôpitaux italiens et que sept enfants blessés étaient arrivés en France pour y être traités.

La guerre a été déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, qui a entraîné la mort de plus de 1.140 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza, dont une centaine ont été libérées fin novembre lors d'une trêve en échange de prisonniers palestiniens. Selon le même décompte, 132 otages sont toujours dans le territoire, dont 28 seraient morts.

Article original publié sur BFMTV.com