Le gigantisme des baleines bleues expliqué par la génétique

NOAA/REUTERS

“La baleine bleue n’est pas seulement le plus gros animal vivant sur Terre, elle est aussi le plus grand qui ait jamais existé. Mais comment est-elle devenue si imposante ?” s’interroge le site iflscience.com. C’est sans doute avec cette question simple qu’ont démarrées les recherches au laboratoire de génomique évolutive de l’université d’État de Campinas, au Brésil, dont les résultats viennent d’être publiés dans Scientific Reports.

Les chercheurs ont mis en évidence chez les baleines bleues le “rôle pivot de quatre gènes, impliqués non seulement dans leur grande taille, mais aussi dans leur protection vis-à-vis du cancer, qui affecte plus facilement les animaux de grande taille”, écrit le site. De fait, “plus de cellules dans un organisme, cela implique plus de divisions cellulaires, ce qui sous-entend plus de risques de développer un cancer. Cependant, les baleines semblent défier cette loi, et les explications se cachent peut-être dans les gènes à l’origine de ce risque”, explique The New York Times.

Deux gènes au rôle double

Deux des quatre gènes identifiés, GHSR et IGFBP7, sont associés à une hormone de croissance classique et à un facteur de croissance analogue à l’insuline. Les deux autres, NCAPG et PLAG1, ont déjà été identifiés chez des animaux munis de sabots, à la taille desquels ils contribuent.

Selon les chercheurs, ces quatre gènes sont la clé de la stature des baleines bleues, GHSR et IGFBP7 semblant en outre avoir une influence sur le risque de développer un cancer : le premier joue un rôle dans le cycle de division cellulaire, un mécanisme souvent altéré dans les cellules cancéreuses, et le second est déjà connu pour son rôle anti-oncogène.

“Mais est-ce qu’étudier comment les baleines sont devenues si massives pourrait nous aider à combattre le cancer chez l’humain ?” demande le quotidien américain. Pour Michael McGowen, du Muséum d’histoire naturelle de Washington, aux États-Unis, qui n’a pas participé aux recherches, la réponse est positive. D’après lui, cela “pourrait nous aider à identifier des gènes associés au ralentissement de la progression du cancer chez l’humain”.

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