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Gaza: la Colombie et la Bolivie accusent à leur tour Israël de "génocide"

Mardi 20 février, le président colombien Gustavo Petro et son homologue bolivien Luis Arce ont accusé Israël de "génocide" comme le dirigeant brésilien Lula qui, dimanche, avait dressé une comparaison entre l'offensive israélienne et l'extermination des Juifs par les nazis.

Déclaré la veille "persona non grata" par le chef de la diplomatie israélienne Israël Katz et accusé par lui d'une attaque "antisémite grave", Lula a été défendu par son ministre des Affaires étrangères Mauro Vieira, lequel a qualifié d'"inacceptables" et "mensongères" les déclarations du ministre israélien.

De nombreux pays pointent du doigt l'État hébreu tant pour les frappes et opérations au sol faisant directement des victimes, que sur l'état de siège imposé aux populations civiles dans le cadre d'une lutte ciblant les terroristes du Hamas.

Situation très difficile à Rafah

La bande de Gaza est toujours plongée ce mercredi 21 février dans une situation humanitaire catastrophique, au lendemain de frappes israéliennes meurtrières contre le territoire et du veto des États-Unis à un projet de résolution à l'ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat.

Près d'un million et demi de personnes, selon l'ONU, sont massées dans la ville de Rafah, située dans le sud du territoire palestinien contre la frontière fermée avec l'Egypte, dont la population a été multipliée par six depuis le début de la guerre, le 7 octobre, entre Israël et le Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé une prochaine offensive sur la ville surpeuplée, visée quotidiennement par des frappes israéliennes, afin de vaincre le mouvement islamiste palestinien dans son "dernier bastion" et libérer les otages retenus à Gaza.

Article original publié sur BFMTV.com