Fusées. Au Liban, nostalgie pour un programme spatial oublié

Al-Modon (Beyrouth)
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Dans les années 1960, le Liban devenait le premier pays arabe et moyen-oriental à tenter d’envoyer des fusées dans l’espace, grâce à un groupe d’étudiants d’une université de Beyrouth.

La première mission interplanétaire arabe aurait pu être libanaise. Alors que les Émirats arabes unis se félicitaient de la mise en orbite, mardi 9 février, de leur sonde Al-Amal autour de Mars, “les Libanais, sur Twitter, ont exhumé le programme spatial, soutenu par le gouvernement dans les années 1960, que les prémices de la guerre civile (1975-1990), qui devait éclater quelques années plus tard, et les pressions internationales sur le Liban à l’instigation d’Israël ont fait échouer”, raconte le site Al-Modon.

L’occasion pour les internautes libanais de “montrer l’échec de leur pays”, qui traverse sa plus grave crise économique et politique depuis la fin de la guerre civile.

Une première au Moyen-Orient

“Ce programme lancé durant le mandat du président libanais Fouad Chehab [1958-1964] à l’université Haigazian a permis de tester deux types de fusées, l’une fonctionnant avec du carburant solide, l’autre avec du carburant liquide”, raconte Al-Modon.

“L’une de ces fusées portait le nom d’Arz [‘cèdre’, en arabe]. Le programme, fruit d’une coopération entre l’université Haigazian et l’armée libanaise, s’est alors développé. Il y a eu trois types de fusée, Arz 1, Arz 2 et Arz 3, puis Arz 4”, raconte le site libanais.

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