Les funérailles d'Henri Emmanuelli, ou «la fin d'une époque»

Libération.fr
Antonia Emmanuelli, veuve d'Henri Emmanuelli, dépose une rose sur son cercueil lors des funérailles de l'ex figure socialiste, à Mont-de-Marsan, le 25 mars.

Le chef de l'Etat a rendu hommage à l'ancien ministre de Mitterrand et ancien président de l'Assemblée nationale décédé mardi, lors d'une cérémonie à Mont-de-Marsan réunissant plus de 3.000 personnes. Entre banda landaise et éloge funèbre de la gauche.

Serré dans son imper bleu marine, Benoît Hamon s’attarde à quelques mètres du cortège funéraire, devant la salle François Mitterrand de Mont-de-Marsan. Si le candidat à l’Elysée fumait, ce serait le moment de s’en griller une, ce que fait tout le gratin de ministres et de parlementaires alentours. A sa droite, Antoine Emmanuelli serre aussi des dizaines de mains, recevant les accolades émues des Landais. Ce sont, au milieu d’une petite foule socialiste, l’héritier politique et le fils légitime d’Henri Emmanuelli qui se tiennent côte à côte après l’hommage républicain. On entend encore résonner les cuivres de la banda landaise qui, avec les salves d’applaudissements à répétition, ont donné un étrange air de fête à ce deuil de la gauche. La première, celle de Mitterrand, dont Emmanuelli était un des plus fervents défenseurs. Mais aussi, en pleine présidentielle éclatée, celle de François Hollande. Pour pouvoir être là et prononcer un dernier discours devant la famille socialiste avant son départ de l’Elysée, le président non-candidat a mis ses équipes et le protocole à rude épreuve: il fallait caser Mont-de-Marsan entre une visite à Rome et sa dernière tournée diplomatique, en Asie du Sud Est.

Dans le gymnase aux chaises bleues, des milliers de personnes ont pris place face au grand portrait noir et blanc d’Henri Emmanuelli. Sourcils en bataille et sourire timide. «Des certitudes en granit et une tendresse d’argile», dira Hollande. Les premières rangées racontent une certaine histoire de la gauche. Les anciens ministres de Mitterrand Louis Mermaz et Henri Nallet ont fait le voyage dans l’avion officiel venu de Paris, comme huit membres du gouvernement de Bernard Cazeneuve. Les membres de l’aile gauche (...)

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