France: Immatriculations de voitures neuves en baisse de 50,34% en mai, selon le CCFA

FRANCE: IMMATRICULATIONS DE VOITURES NEUVES EN BAISSE DE 50,34% EN MAI, SELON LE CCFA

PARIS (Reuters) - Les immatriculations de voitures neuves en France ont plongé de 50,34% en mai, conséquence de la fermeture des concessions automobiles à cause de l'épidémie de coronavirus, et du confinement de la population pour l'endiguer.

Mais le début du déconfinement, le 11 mai dernier, s'est traduit par un redressement de l'activité par rapport aux mois précédents.

En mars, le recul sur un an avait été de plus de 72%. En avril, les immatriculations de voitures neuves avaient plongé de près de 89% par rapport à avril 2019 avec seulement 20.997 véhicules particuliers.

Au cours du mois de mai, il s'est immatriculé dans l'Hexagone 96.310 véhicules particuliers, a annoncé le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) lundi. Mai a compté cette année 18 jours ouvrables, contre 20 l'an dernier.

Les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA, qui regroupe les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont chuté de 56,07% par rapport au même mois de 2019.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine), déjà ébranlé l'an dernier par les difficultés de son partenaire Nissan et par la dégradation de plusieurs marchés émergents qui ont fait son succès, a vu quant à lui ses immatriculations en France décliner de 50,39% le mois dernier.

Le CCFA note par ailleurs que le marché des véhicules particuliers électriques progresse sur les cinq premiers mois de l'année.

En 2019, il s'en était immatriculé 16.510 entre le 1er janvier et le 31 mai, soit 1,8% du marché; sur les cinq premiers mois de l'année en cours, les véhicules électriques ont quasi doublé à 31.244 unités, soit 6,5%.

Les hybrides progressent également, de 46.566 unités immatriculées sur les cinq premiers mois de 2019 à 52.646 sur la période équivalente de 2020 (de 5% à 10,9%).

Sur la même période, les motorisations essence passent pour leur part de 58,7% à 50% du marché. La part du diesel recule de 34,4% à 32,4%.


(Jean Terzian, avec Gilles Guillaume et Henri-Pierre André)