Combien faut-il pour financer l’action climatique des pays du Sud ?

COURRIER INTERNATIONAL

Les pays du Sud ont besoin de plus de 2 000 milliards de dollars par an d’ici à 2030 pour financer leur action climatique. C’est ce qu’indique un rapport commandé par la présidence de la COP27, qui se tient actuellement en Égypte, présenté ce 8 novembre.

Car la question de savoir qui paiera – et combien – pour le réchauffement de la planète et les effets qui en découlent est plus que jamais au cœur des préoccupations de la Conférence des Nations unies pour le climat. “Les pays les plus pauvres, qui sont les moins responsables du dérèglement climatique mais qui en sont les premières victimes, attendent davantage d’engagements financiers de la part des pays industrialisés qui, pour la plupart, ont développé leur économie en brûlant des énergies fossiles”, rappelle The New York Times.

Ce n’est pas la première fois que des estimations des montants nécessaires à l’action climatique des pays les plus vulnérables sont avancées. Et elles varient largement selon qu’elles prennent en compte la transition énergétique de ces pays, leur adaptation au dérèglement climatique ou encore les dommages qu’il cause, comme les heures de travail perdues à cause de la chaleur extrême, par exemple, ou les manques de revenus agricoles dus à l’élévation du niveau de la mer qui inonde les rizières. Des éléments particulièrement difficiles à quantifier.

Prêts à taux nul

Rien que pour les “pertes et dommages”, “les estimations des besoins financiers varient énormément et s’échelonnent de 290 milliards de dollars à 580 milliards de dollars par an d’ici à 2030, jusqu’à 1 700 milliards de dollars jusqu’en 2050 selon une [autre] étude”, signale le New York Times dans un autre article.

Dans le rapport présenté ce 8 novembre, auquel a participé l’économiste Nicholas Stern, auteur du rapport de 2006 sur l’économie du changement climatique, les sommes estimées, “qui couvriraient les besoins de tous les pays en développement – à l’exception de la Chine [par opposition aux pays riches occidentaux, qui ont commencé leur révolution industrielle il y a bien plus longtemps] –, sont nettement plus élevées que tous les dispositifs financiers mis en place à ce jour”, fait remarquer The Guardian.

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