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"Il faut faire quelque chose": en larmes, une Marseillaise demande à Emmanuel Macron d'agir pour Gaza

Emmanuel Macron dans un bain de foule émouvant. Ce mardi 19 mars, le président de la République s'est rendu à Marseille pour évoquer le bilan du gouvernement en matière de lutte contre le trafic de drogue.

À l'occasion d'un bain de foule, le chef de l'État a échangé avec les habitants du quartier de la Castellane. Il s'est notamment entretenu avec une Marseillaise de 63 ans, une "grand-mère" inquiète du sort des enfants à Gaza. En larmes, elle a demandé à Emmanuel Macron de "faire quelque chose pour les Palestiniens".

"Nous n'avons pas la maîtrise"

"Au nom de Dieu, ne laissez pas ces enfants mourir. Cela fait presque 7 mois que je ne fais que pleurer. Je ne dors plus, c'est tellement dur. Ils n'ont plus de parents, des enfants sont morts, il faut arrêter ça, c'est un carnage, même dans la guerre", s'est émue la passante.

Face à elle, Emmanuel Macron a tenté de montrer les actions portées par la France. "On essaie de faire le maximum, on n'est pas sur place et nous n'avons pas la maîtrise. Mais nous avons appelé à un cessez-le-feu", a assuré le président, sans convaincre son interlocutrice.

"Vous avez quand même la possibilité de dire non", l'a interrompu la grand-mère, toujours très émue.

Macron condamne des "opérations inacceptables"

Le chef de l'État a tenu à rappeler que des "opérations sanitaires" sont menées pour "essayer de soigner un maximum" de Gazaouis. "C'est bien de soigner, mais après ils (Israël, NDLR) vont bombarder (...) ça fait 75 ans que ça dure", lui a répondu la passante.

Alors qu'Israël et son armée font face à une pression internationale de plus en plus forte, notamment pour leur gestion de la situation humanitaire, Emmanuel Macron a affiché sa fermeté.

"La nature des opérations qui sont menées est inacceptable", a tranché le président. Celui-ci a rappelé que "le droit à se défendre ne justifie pas de ne pas respecter le droit humanitaire".

Ces déclarations fortes et montrent le fléchissement de la position française depuis le début de la guerre entre Israël et l'organisation terroriste du Hamas, en réponse à l'attaque meurtrière du 7 octobre.

Article original publié sur BFMTV.com